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Administrateur de mission humanitaire

Niveau bac + 4

C'est sur lui ou sur elle que repose l'équilibre financier d'une mission. Dans l'humanitaire comme ailleurs, l'administrateur ou l'administratrice tient les cordons de la bourse. À Port-au-Prince ou à Islamabad, il ou elle s'adapte sans cesse au contexte, toujours difficile !

Descriptif

Au milieu des famines, des tremblements de terre ou autres catastrophes, l’administrateur ou l’administratrice de mission humanitaire sait rester calme et d’une organisation sans faille. Dans la panique générale, il lui faut coordonner, financer et contrôler la mission. Son rôle : gérer les fonds, encadrer les équipes et accomplir les formalités administratives. Il ou elle est parfois responsable de centaines d’employés et d’employées et de millions d’euros. Devant son ordinateur, il ou elle prépare les budgets et tient la comptabilité, mais recrute aussi des volontaires et forme des assistants locaux et des assistantes locales qui l’aident à organiser le travail.

Capacités d’adaptation

Souvent, il ou elle se rend sur le terrain. Pour s’adapter et prendre dans l’urgence les bonnes décisions, il ou elle doit bien connaître la réalité de la situation. Les ONG (organisations non gouvernementales) recherchent des personnes expérimentées qui sauront travailler dans ces conditions difficiles : des gestionnaires patients et patientes, capables de se fondre dans la culture du pays et, bien sûr, honnêtes pour gérer les budgets.

Durée des études

Après le bac

Ces volontaires sont choisis en priorité parmi des diplômés (souvent bac + 5) en gestion, commerce, finance, comptabilité, ou en formations humanitaires spécialisées… complétées par au moins 2 ans d’expérience professionnelle. Maîtrise de l’anglais et surtout sens de l’engagement sont indispensables !

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

De 800 à 1700 euros brut par mois. Certains frais comme l’hébergement, le transport ou la nourriture peuvent être pris en charge

Intégrer le marché du travail

Sous statut volontaire ou salarié

La plupart des ONG recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire : c’est-à-dire qu’elles prennent en charge le transport, l’hébergement, les frais de vie sur place et la couverture sociale et versent une indemnité mensuelle de 800 à 900 euros. Quelques ONG offrent des CDD (contrats à durée déterminée) pour les postes d’administrateur et d’administratrice, de coordinateur et de coordinatrice ou de chef et cheffe de mission. À titre d’exemple, chez Médecins sans frontières, les administrateurs et les administratrices constituent 10 % des personnes expatriées. Les candidatures étant nombreuses, la sélection est sévère.

Des évolutions variées

Les missions durent de 3 mois à 2 ans. Avec de l’expérience, les administrateurs et les administratrices peuvent devenir coordinateurs ou coordinatrices ou encore chef ou cheffe de mission. À terme, certains humanitaires obtiennent un poste au siège, en gardant la possibilité de retourner sur le terrain. D’autres se font recruter par les organisations internationales (Croix-Rouge, UNICEF). À la fin de leur mission sur le terrain, ces volontaires retrouvent leur métier en France. Néanmoins, ceux et celles qui sont partis longtemps, au-delà de 4 à 5 ans, ont plus de mal à se réinsérer.