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Métier

Bronzier

Niveau CAP ou équivalent

Il y a 4 000 ans, le bronze naissait du mélange du cuivre et de l'étain. Depuis, le bronzier ou la bronzière travaille cet alliage pour créer ou restaurer des objets d'art ou décoratifs (sculptures, serrures, pièces d'ameublement, etc.), grâce à des gestes traditionnels.

Descriptif

Alliage de cuivre et d’étain, le bronze est travaillé et transformé par le bronzier ou la bronzière en statues, luminaires, serrures, pièces d’ameublement, etc. À chaque étape de la réalisation d’un bronze correspond un métier : le tourneur ou la tourneuse sur bronze profile des pièces rondes. Le repousseur ou la repousseuse réalise les formes les plus diverses. Le ciseleur ou la ciseleuse en bronze sculpte les motifs et crée des volumes. Le monteur ou la monteuse façonne et assemble les éléments de l’objet final. Le finisseur ou la finisseuse surface (ou polisseur ou polisseuse) donne un aspect lisse, brillant, satiné ou vieilli à l’objet. Le bronzier ou la bronzière est un ou une artiste à l’esprit créatif, mais peut aussi restaurer des objets anciens. Ses clients : musées, hôtels, maisons de luxe, administrations, artistes, particuliers, antiquaires, ébénistes, galeristes. Ce ou cette spécialiste du métal exerce sous statut salarié ou comme artisan indépendant, le plus souvent en atelier, et doit faire face à des conditions de travail difficiles (hautes températures, poussières, émanations toxiques, bruit). Respect des règles de sécurité, vigilance, précision, dextérité et savoir-faire sont indispensables.

Durée des études

Après la 3e

CAP bronzier options monteur, tourneur, ciseleur. Bac pro fonderie. BMA arts graphiques option B : décor peint. BP métalier. DFESMA spécialité métiers d’art du métal de l’école Boulle, Paris.

Après le bac

En 3 ans, DN MADE mention matériaux (parcours création métal)

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1867 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Des commandes qui se raréfient

Malgré l’engouement des Français pour leur patrimoine, il existe peu d’emplois en matière de restauration d’art. D’autant plus que les commandes, notamment publiques (de collectivités locales ou de musées, par exemple), deviennent plus rares. Les commandes de particuliers et surtout celles des hôtels et des restaurants de luxe permettent au bronzier ou à la bronzière de maintenir son activité, mais non sans difficulté.

Un secteur en crise

Le secteur du bronze et, plus largement, de la fonderie est en perte de vitesse, d’autant que coût des matières premières ne cesse de croître.

Vers plus de polyvalence

De plus en plus rares, les bronziers et bronzières peinent à vivre de leur métier. Ils ou elles ont donc tendance à diversifier leurs compétences afin de pouvoir répondre à un maximum de commandes. Ils ou elles se font ainsi à la fois tourneurs et tourneuses, monteurs et monteuses, ciseleurs et ciseleuses, doreurs et doreuses.

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Le métier en Normandie

Type de contrat

  • Non salariés : 14.3
  • Autres : 10.3
  • Intérim : 1.6
  • CDD : 8.1
  • CDI : 65.7

Temps de travail

Temps plein : 82 % / 100

Salaire

8 salariés sur 10 ont un salaire compris entre
1 500 €  –  2 700 €

Âge médian

41 ans

Part des jeunes

13 % / 100

Part des seniors

29 % / 100

Source :