Charcutier-traiteur
Des terrines aux plats cuisinés en passant par les saucisses ou le jambon, le charcutier-traiteur ou la charcutière-traiteuse prépare et vend une multitude de produits. À mi-chemin entre la boucherie et la cuisine, ce métier complet offre de très bons débouchés.
Descriptif
Fidèle à une tradition ancienne, le charcutier-traiteur ou la charcutière-traiteuse prépare et vend un grand nombre de spécialités. Il ou elle découpe et trie des morceaux de viande de porc pour fabriquer rillettes, pâtés, jambons ou saucissons qui sont le résultat de plusieurs opérations : cuisson, fumage, salaison, conservation. Des matériels spécifiques sont à sa disposition comme les étuves ou les fumoirs. Une activité de traiteur complète son offre de produits. Chaque jour, il ou elle concocte des plats cuisinés, prêts à être emportés par les clients. La carrière débute comme apprenti ou apprentie dans un commerce de proximité, une entreprise semi-industrielle, un rayon spécialisé de supermarché. S’installer à son compte fait partie des évolutions possibles. Dans ce cas, des compétences en gestion sont nécessaires.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP charcuterie-traiteur (presque toujours en apprentissage) éventuellement complété par le CS fabrication traiteur (1 an) ou, après 2 ans d’expérience professionnelle au minimum, par le BP charcutier-traiteur (2 ans).
3 ans pour le bac professionnel boucherie-charcuterie-traiteur.
Après le bac
2 ans pour préparer le BM boucher-charcutier-traiteur.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Embauche assurée
La CNCT (Confédération nationale des charcutiers-traiteurs) estime à 2 000 le nombre de postes à pourvoir chaque année dans la profession. Un jeune qualifié n’a donc aucune difficulté à trouver un emploi, que ce soit dans l’une des 6 500 charcuteries artisanales, en grandes surfaces ou dans une PME (petite et moyenne entreprise) de l’agro-alimentaire, par exemple.
Réelle évolution de carrière
Côté carrière, on débute le plus souvent en apprentissage avant d’occuper un poste qualifié. D’autres perspectives d’évolution existent dans l’industrie et la grande distribution : devenir chef ou cheffe de rayon dans un supermarché ou de fabrication dans un laboratoire industriel.
Se mettre à son compte
Dans l’artisanat, beaucoup d’employés expérimentés finissent par s’installer à leur compte. Cela nécessite cependant un gros investissement financier, notamment pour acquérir les locaux et le matériel nécessaire. La reprise d’une charcuterie est souvent privilégiée, d’autant que de nombreux responsables d’entreprises partent à la retraite. Avec la revitalisation des centres-villes, les opportunités sont nombreuses. On compte 34 000 salariés et chefs d’entreprise dans le secteur de la charcuterie.