Chaudronnier
Le chaudronnier donne forme aux feuilles de métal, puis il les assemble afin de réaliser les produits les plus variés : cuve d'une usine de chimie, wagon, chaudière d'une centrale nucléaire...
Descriptif
Coque de navire, mât d’éolienne, cuve inox pour l’agroalimentaire, citerne agricole : le chaudronnier transforme le métal en feuilles, tubes ou profilés pour fabriquer des produits très variés pour des secteurs très divers. Première étape à l’atelier : la lecture des plans, le traçage des formes sur le métal et la découpe de chaque élément. Deuxième étape : la déformation des différents éléments par pliage, cintrage ou emboutissage. Viennent enfin le montage et l’assemblage des pièces par soudage ou rivetage, parfois sur le chantier, à l’endroit où le produit (une cuve ou une chaudière, par exemple) doit être installé. Certains chaudronniers entretiennent et réparent des équipements industriels : centrale nucléaire, réseau de gazoducs, etc. L’activité exige autonomie, précision et habileté manuelle, mais aussi une certaine résistance physique, car le chaudronnier travaille debout dans des ateliers souvent bruyants. S’il doit maîtriser les bons gestes, ce professionnel utilise également au quotidien des machines-outils sophistiquées : poinçonneuses ou plieuses à commande numérique, soudure laser, scanners… Il faut choisir, monter et régler les outils sur les machines, et aussi savoir les programmer.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer un CAP (réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage option B soudage, option A chaudronnerie) ; 3 ans pour le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle.
Après le bac
1 an pour obtenir le CS technicien en chaudronnerie aéronautique et spatiale ; 2 ans pour le BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des emplois variés
Les chaudronniers exercent dans de nombreux secteurs : l’aéronautique, l’automobile, la mécanique, la construction navale, la métallurgie, le bâtiment (construction d’ouvrages métalliques)…
Le secteur de la chaudronnerie rassemble des entreprises de tailles et d’activités diverses. Certaines, les plus nombreuses, n’emploient que quelques salariés, d’autres quelques dizaines voire quelques centaines de personnes. Certaines fabriquent des ouvrages à l’unité, d’autres en grandes séries. Du mât d’éolienne à la coque d’un porte-avion, en passant par la cuve inox d’une usine agroalimentaire, les produits sont variés et autorisent une grande diversité de tâches et d’emplois. Mais de nombreuses entreprises déplorent des difficultés pour recruter des professionnels qualifiés dans ce métier encore très méconnu. D’autant plus qu’il faut remplacer les importants départs en retraite.
Cadre ou technicien
Le chaudronnier, dans les structures les plus grosses, peut évoluer vers l’encadrement (chef d’équipe, contremaître, chef d’atelier) , l’organisation de production (dessinateur, préparateur de fabrication, technicien méthodes), le contrôle qualité… Il peut aussi s’installer à son compte ; certains patrons de PME ont commencé comme ouvriers.