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Métier

Chirurgien

Niveau bac + 9 et plus

Des tumeurs aux fractures ouvertes en passant par les hémorragies, le chirurgien ou la chirurgienne répare le corps humain et sauve des vies. Pour cela, il ou elle allie compétences intellectuelles et grande dextérité manuelle, avec une bonne dose d'énergie.

Descriptif

Fractures ouvertes, blessures, tumeurs ou malformations : le chirurgien ou la chirurgienne est habile de ses mains et connaît parfaitement l’anatomie humaine. Un métier qui exige aussi une grande résistance physique et nerveuse.

Ce médecin spécialiste travaille à l’hôpital, en salle d’opération aseptisée (sans aucun microbes), debout, parfois de longues heures. Ses responsabilités sont immenses, même si une équipe qualifiée l’entoure : infirmier ou infirmière de bloc opératoire, anesthésiste-réanimateur ou réanimatrice, infirmier ou infirmière anesthésiste, etc. Avant et après l’opération, il lui faut aussi rassurer son patient ou sa patiente, et convaincre que ses choix thérapeutiques sont les bons. Avec, à la clé, de l’empathie et de la psychologie.

Le chirurgien ou la chirurgienne peut approfondir ses compétences dans un domaine précis de l’anatomie : les os (orthopédie), les organes internes (chirurgie viscérale), le cerveau (neurochirurgie), les nerfs ou les vaisseaux sanguins (microchirurgie), la peau (chirurgie esthétique), etc.

Durée des études

Après le bac

12 ans d’études médicales. L’accès aux études de santé se fait après avoir validé une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités. La spécialisation se fait dans le cadre de 6 ans d’internat auquel les étudiants accèdent après les ECN (épreuves classantes nationales) en fin de 6e année et à l’issue duquel ils obtiennent le DES (diplôme d’études spécialisées).

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction du lieu d’exercice

Intégrer le marché du travail

Vers une pénurie ?

Malgré son prestige, la profession souffre d’une désaffection des jeunes. Beaucoup de responsabilités, des semaines de 70 heures, des primes d’assurance de l’ordre de 12 000 euros par an… Les contraintes peuvent paraître disproportionnées, notamment par rapport au salaire d’un praticien hospitalier ou d’une praticienne hospitalière, moins élevé que dans le privé. Cela suscite un désamour problématique compte tenu des nombreux départs à la retraite prévus.

Du public au privé

44 % des chirurgiens et des chirurgiennes exercent leur activité en libéral, contre 35 % avec un statut salarié. A l’hôpital, leur statut est celui de praticien hospitalier ou praticienne hospitalière, et non de fonctionnaire. Près d’un quart ont une activité mixte (à la fois libérale et salariée). Dans certaines spécialités comme la neurochirurgie ou la chirurgie infantile, la pratique hospitalière salariée prédomine nettement. Les chirurgiens et les chirurgiennes esthétiques, les ophtalmologues et les spécialistes en chirurgie orale exercent majoritairement en libéral, entre cabinet en ville et clinique privée.

Spécialisation ultra-pointue ou gestion

Le chirurgien ou la chirurgienne peut se spécialiser dans un champ de l’anatomie ou sur un public (enfants…). Les possibilités sont nombreuses : neurochirurgie, chirurgie plastique, orthopédique (os, muscles, tendons), pédiatrique, cardiaque, vasculaire, viscérale et digestive. Chef ou cheffe de service, le chirurgien ou la chirurgienne devient gestionnaire et organise des projets.

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Type de contrat

  • Non salariés : 38.2
  • Autres : 9
  • Intérim : 0.1
  • CDD : 11.6
  • CDI : 41.1

Temps de travail

Temps plein : 83 % / 100

Salaire

8 salariés sur 10 ont un salaire compris entre
2 100 €  –  5 000 €

Âge médian

41 ans

Part des jeunes

10 % / 100

Part des seniors

33 % / 100

Source :