Commissaire-priseur (ventes volontaires)
Une fois, deux fois, trois fois... adjugé, vendu ! Avant de prononcer cette célèbre formule, le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse inventorie les objets qui lui sont soumis, organise les ventes et dirige les enchères.
Descriptif
Tableaux de maître, argenterie, mobilier, poupée, ordinateur : le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse peut tout vendre. Chargé/e des ventes volontaires d’objets ou de meubles appartenant à des particuliers, il ou elle travaille au sein de sociétés commerciales et intervient à la demande de particuliers. Auparavant, il lui aura fallu trouver des lots, les estimer (parfois avec l’aide d’un/e expert/e), les présenter dans un catalogue et lors d’une exposition publique. Juriste, historien/ne de l’art, le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse doit aussi savoir vendre et séduire une clientèle de marchands d’art et de collectionneurs. Avoir du goût, du flair, une bonne mémoire visuelle, le sens des relations humaines et de l’organisation… sont autant de qualités indispensables pour exercer.
Durée des études
Après le bac
3 ans pour obtenir une double licence en droit et en histoire de l’art et pouvoir se présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur. Après réussite à l’examen, stage rémunéré de 2 ans (avec test de connaissances est effectué en fin de 1re année) dans une maison de ventes. La formation est validée par un CA (certificat d’aptitude) à la profession de commissaire-priseur.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
La rémunération se compose d’honoraires, calculés en fonction des ventes
Intégrer le marché du travail
Des postes convoités mais rares
Le nombre de candidats à l’examen d’accès au stage qui permet de faire ce métier est en augmentation depuis plusieurs années.
Un marché concurrentiel
Avant la réforme de 2001, les commissaires-priseurs possédaient un monopole sur l’organisation des ventes publiques volontaires. Depuis, le secteur s’est ouvert à la concurrence, notamment anglo-saxonne. Les commissaires-priseurs français doivent donc désormais composer avec leurs homologues d’outre-manche, dans un marché de l’art en pleine expansion. Néanmoins, ils peuvent aujourd’hui exercer dans des sociétés commerciales, ce qui constitue un atout pour affronter ces nouveaux concurrents.
Les ventes sur le web
En plus de la concurrence anglo-saxonne, il faut ajouter le développement massif des opérateurs d’enchères électroniques sur Internet. Ces derniers ne sont ni tenus à la traçabilité de l’origine des œuvres, ni au paiement d’assurance ou de caution, des charges qui pèsent lourd pour les maisons de ventes aux enchères.