ébéniste
Fabrication de mobilier contemporain, restauration ou encore copie d'anciens meubles, l'ébéniste réalise ou répare du mobilier ou des aménagements en bois. Talent et motivation sont indispensables pour ce métier d'art exercé au sein d'une entreprise ou à son compte.
Descriptif
L’ébéniste connaît les différentes essences de bois et sait comment exploiter les matériaux modernes (métaux, verre ou matériaux de synthèse). Après avoir dessiné un modèle, il ou elle découpe les pièces, les rabote et les aplanit aux dimensions exactes, avant de les monter. Pour le placage, des feuilles de bois minces sont assemblées et collées. Dernières étapes : le ponçage, le cirage et le vernissage. Aptitude au dessin technique, à la main et sur ordinateur, habileté manuelle et sens de l’esthétique sont indispensables.
L’ébéniste peut se consacrer à la restauration ou à la copie de meubles anciens. S’orienter vers l’agencement (installation sur mesure) et travailler sur des pièces nouvelles, uniques ou fabriqués en petites séries, est également possible.
Les ébénistes peuvent choisir d’exercer comme salariés dans une entreprise ou devenir artisans, installés à leur compte. Difficile d’accès car très technique, leur métier d’art est réservé aux plus manuels et aux plus motivés.
Durée des études
Après la 3 e
2 ans pour préparer le CAP ébéniste ; art du bois ; dessinateur industriel pour l’ameublement, éventuellement suivi d’un BMA ébéniste ou d’un BTM ébéniste (en 2 ans).
Après le bac
2 ans pour obtenir le BTMS ébéniste. 3 ans pour le DN Made mentions objet ; patrimoine.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
S’accrocher
Métier d’art, l’ébénisterie est une spécialité difficile d’accès. Seuls les plus habiles de leurs mains et les plus motivés perceront. Mieux vaut donc se préparer à de longues années d’apprentissage comme salarié au sein d’une entreprise artisanale. Et compter au moins 5 ans d’expérience avant de s’installer à son compte. L’ébéniste doit savoir qu’il est difficile de vivre uniquement de la confection ou de la réparation de meubles. L’agencement, notamment de cuisines, offre davantage de débouchés.
Des débouchés limités
La clientèle privée fournit 80 % du travail des entreprises artisanales. Si la restauration a le vent en poupe, la copie de meubles anciens, elle, a atteint ses limites. L’industrie du meuble, concurrente de l’ébénisterie, offre de sérieux débouchés aux jeunes diplômés qui ne trouvent pas de place dans les entreprises traditionnelles.
Spécialisation souhaitée
Depuis une trentaine d’années, la fabrication du mobilier de pièces entières (ensembles pour salle à manger, chambre) laisse la place aux meubles pouvant trouver leur place dans un ensemble préexistant. L’agencement (ou installation sur mesure) constitue un autre créneau porteur : fabrication de placards et de cuisines chez les particuliers, aménagement de boutiques et d’espaces publics, travaux pour l’industrie nautique.