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économe de flux

Niveau bac + 2

Mission de l'économe de flux : faire baisser la facture d'énergie des entreprises et des collectivités (villes, administrations). À lui de repérer les surconsommations et de proposer des solutions pour économiser l'eau, le chauffage, l'électricité...

Descriptif

«Halte au gaspillage», telle est la devise de l’économe de flux. Ce spécialiste en économie d’énergie intervient sur le chauffage, la climatisation, l’électricité ou l’eau. Sa mission est de réduire le budget énergie des collectivités et des entreprises. Pour cela, il établit des rapports économiques ou financiers, suit l’évolution des factures d’énergie, pointe les surconsommations et met en œuvre des solutions pour faire des économies. Il peut, par exemple, modifier le réglage des radiateurs, changer des équipements trop gourmands en énergie, etc. Son rôle est aussi de sensibiliser et d’informer le public (élus, professionnels, enseignants, élèves) sur les économies d’énergie, et d’assurer la promotion des énergies renouvelables.

Il travaille dans les collectivités locales (villes, régions, départements) ; les offices de HLM (habitations à loyer modéré), chez EDF (Électricité de France) ou Engie, dans l’industrie, les syndics de copropriété… L’économe de flux favorise le dialogue : un bon sens du relationnel et de solides compétences techniques dans les domaines thermiques et énergétiques lui sont nécessaires.

Durée des études

 Après le bac

 2 ans pour obtenir le BTS fluides, énergies, domotique ou 3 ans pour le BUT métiers de la transition et de l’efficacité énergétique, complétés par une licence professionnelle (en 1 an).

 5 ans pour un master en économie de l’environnement, de l’énergie et des transports ou un diplôme d’ingénieur spécialisé dans le domaine énergétique…

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1868 euros brut par mois, pour un technicien territorial, catégorie B de la fonction publique territoriale

Intégrer le marché du travail

Un métier en devenir…

Aujourd’hui, le nombre de postes d’économes de flux reste limité dans les collectivités, passant de 90 à 300 dans les intercommunalités de moins de 10 000 habitants, entre 2009 et 2018. Un rapport gouvernemental estime que ce nombre devrait être multiplié par 4 dans les années à venir, alors que la question de l’économie des ressources est au coeur de la transition énergétique. La profession, promise à un bel avenir, offre par ailleurs de réelles opportunités d’évolution vers le conseil, l’étude de projet ou la formation.

… avec de réelles perspectives

Ce conseiller peut travailler partout où la question d’économie d’énergie se pose : dans les collectivités locales, mais aussi dans les universités, chez EDF et Engie, dans l’industrie, chez les bailleurs sociaux et privés et les syndics de copropriété… Des emplois de conseil existent dans les agences de l’énergie, les associations spécialisées dans l’amélioration de l’habitat, de l’urbanisme… Les créations d’emplois s’élargissent au secteur privé, aux parcs d’équipements, au transport, aux exploitations agricoles. S’il a suivi un cursus à bac + 5 (formation d’ingénieur), l’économe de flux dispose de compétences élargies et de capacités de management. Il peut alors diriger une équipe dédiée à la réduction des coûts.