Enquêteur privé
Contrefaçons ou bien fraude aux assurances, loin de se limiter aux affaires familiales, les investigations de l'enquêteur privé ou de l'enquêtrice privée concernent principalement le monde économique et industriel. Son activité s'exerce toujours dans le strict respect du droit.
Descriptif
Être au bon endroit, au bon moment, sans se faire remarquer : les missions de l’enquêteur privé ou de l’enquêtrice privée dépassent largement le cadre des affaires de mœurs (divorce, enlèvement d’enfants, recherche d’héritiers ou de personnes disparues). Il ou elle consacre désormais la plus grande partie de son temps à mettre en évidence les fraudes industrielles (protection des brevets, contrefaçons, surveillance de sites Internet) ou commerciales (travail clandestin, concurrence déloyale, escroquerie). Ses enquêtes menées à la demande de particuliers, d’entreprises, d’un avocat ou d’un commissaire de justice conduisent souvent à des actions en justice. Les preuves doivent reposer sur les règles strictes du droit. Pas de place, donc, pour l’improvisation, la profession exige un savoir-faire, des compétences et des techniques à acquérir. Il faut être disponible de jour comme de nuit, prêt ou prête à partir en mission, même à l’étranger. La patience (les filatures peuvent prendre des heures, voire des jours) et la discrétion s’imposent.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour obtenir le CQP enquêteur-agent de recherches privées (préparé à l’Institut de formation des agents de recherches). 3 ans pour le titre de responsable d’investigations et d’opérations de recherches privées (préparé à l’Institut de formation des agents de recherches) ou pour une licence professionnelle (en 1 an après un bac + 2 en droit ou administration économique et sociale) agent de recherches privées ; sécurité des biens et des personnes (parcours activité juridique, directeur d’enquêtes privées).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des petits effectifs
On ne compte guère plus de 500 entreprises spécialisées dans les activités d’enquête. Le nombre de professionnels reste donc limité, d’autant que le métier compte peu de salariés : rares sont les agences qui sont en mesure de s’adjoindre des collaborateurs permanents. Celles qui le font comptent le plus souvent des effectifs restreints : généralement une personne à la direction de l’agence assistée d’un ou deux collaborateurs.
Une profession réglementée
Pour pouvoir exercer, il est obligatoire d’être diplômé d’une formation homologuée par le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et de posséder une carte professionnelle. Elle est délivrée par le préfet et valable 5 ans. Selon l’Ifar (Institut de formation des agents de recherches) dont le diplôme est homologué, un tiers des diplômés ouvrent un cabinet à l’issue de leur formation, les autres deviennent collaborateurs indépendants ou salariés. À noter : les honoraires sont fixés en accord avec le client, après acceptation de la mission et signature du mandat.