Guide de haute montagne
Cordes, mousquetons, crampons, piolets... tels sont les outils du guide de haute montagne pour faire découvrir à des touristes les sommets, en toute sécurité, en hiver mais aussi en été, puisqu'il est habilité à encadrer de nombreuses activités de haute montagne.
Descriptif
Ski de randonnée dans les Grandes Jorasses, alpinisme et escalade dans le Parc national des Écrins, il fait découvrir aux touristes les sommets en toute sécurité. Et par tous les temps, été comme hiver ! Ce spécialiste de la haute montagne forme les débutants aux techniques de l’alpinisme, encadre les passionnés pour des courses plus ou moins longues, entraîne les meilleurs pour la compétition. Muni de cordes, de mousquetons, de crampons et de piolets, il accompagne le particulier ou de petits groupes sur les cimes. Le guide connaît tous les terrains d’altitude (névés, rochers, glaciers…) et leurs pièges (crevasses ou avalanches). Pour assurer la sécurité des grimpeurs, il est formé aux premiers secours et a un niveau technique optimal. L’activité des guides est saisonnière, s’exerce surtout en indépendant et se combine généralement avec une autre activité.
Durée des études
Avec ou sans le bac
Entre 4 et 7 ans pour obtenir le DE (diplôme d’État) d’alpinisme-guide de haute montagne et activités assimilées, obligatoire pour exercer.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
De 350 à 450 euros brut par jour selon la saison, l’activité proposée et la difficulté. Tarif indicatif car les honoraires sont libres pour les travailleurs indépendants
Intégrer le marché du travail
Adaptation permanente
Le guide de haute montagne adapte son activité à la demande (chiens de traîneaux, randonnée de nuit, team building pour les entreprises…). Il tient aussi compte des publics qu’il encadre (personnes handicapées, enfants…) et de leur niveau. Certains massifs (Mont-Blanc en tête) sont très demandés, notamment des clients étrangers.
Revenus fluctuants
L’activité du guide dépend fortement des conditions météo et de la conjoncture économique. Il est payé à la tâche : pour quelques heures de cours, pour une journée de course, un stage d’une semaine ou un trek plus long. Ses frais professionnels sont importants (matériel, recyclage, assurances…) et rogne de 40 % ses honoraires. Tous les 6 ans, un recyclage portant notamment sur les nouveautés en matière de sécurité est obligatoire.
Débuts tardifs
L’entrée dans le métier se fait après une longue formation, accessible avec de l’expérience et à l’issue d’un concours très sélectif. Et il faut quelques années pour se faire une clientèle. La durée d’exercice est limitée. Après 50 ans, le guide de haute montagne doit se reconvertir. Il se consacre alors entièrement à sa profession parallèle ou entame une nouvelle activité. Même si leur nombre augmente, les femmes sont encore très minoritaires dans le métier.