Ingénieur chimiste en développement analytique
L'ingénieur chimiste en développement analytique est chargé d'assurer le suivi et la planification des analyses réalisées en laboratoire, d'optimiser la prise en charge des échantillons et de maintenir la qualité technique des analyses.
Descriptif
Pour qu’une nouvelle molécule soit introduite dans un composant chimique, l’ingénieur chimiste en développement analytique travaille en laboratoire sur des échantillons, fait des tests et des comparaisons, puis rédige, sous forme de rapport, le compte rendu de ses résultats. Les analyses et manipulations qu’il effectue répondent à une commande ou s’inscrivent dans un projet de recherche. Il peut travailler pour des grands groupes industriels spécialisés dans la diététique, les cosmétiques (parfums, produits de beauté) ou le paramédical. Il occupe alors un poste de cadre au service R&D (recherche et développement) comme chef de projet. Il peut être amené à former des techniciens de laboratoire à des nouvelles techniques d’analyse ou à l’utilisation de nouveaux matériels. Il doit veiller à la qualité et à la fiabilité des résultats fournis, en étant rigoureux et exigeant lors de la réalisation des analyses. La contrainte majeure réside dans l’obligation de respecter les délais imposés pour la remise des premiers résultats.
Durée des études
Après le bac
Bac + 5 au minimum : master ou diplôme d’ingénieur. Bac + 8 pour les futurs enseignants-chercheurs.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3000 euros brut par mois, dans le secteur privé
A partir de 1892 euros brut par mois, pour un ingénieur d’études, dans le public, hors primes
A partir de 2583 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche dans le privé
Intégrer le marché du travail
Des bassins d’emploi
Le secteur de la chimie compte 3 230 entreprises dont 88 % de TPE-PME d’après l’UIC (Union des industries chimiques). Elles sont surtout présentes en Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nord-Pas-de-Calais et Aquitaine d’après l’Opic (Observatoire des industries chimiques). Du fait de la régionalisation des spécialités (chimie en Rhône-Alpes, agroalimentaire en Bretagne et Pays de la Loire), les ingénieurs de la fonction production doivent être géographiquement mobiles.
Recherche et développement pour débuter
50 % des jeunes diplômés se tournent vers la recherche et développement, selon la Fédération Gay-Lussac. 20 % optent pour la production. Avec l’expérience, un ingénieur chimiste acquiert des responsabilités en matière de sécurité, hygiène, qualité, etc. Il peut aussi se diriger vers le management ou le technico-commercial, ou encore vers la fonction publique : le concours d’ingénieur de laboratoire (catégorie A) permettra ensuite d’évoluer vers un poste de directeur de laboratoire.
Perspectives
À l’horizon 2020, le secteur de la chimie connaîtra des évolutions, tant sur le plan de la réglementation relative à la sécurité, à l’environnement et à la santé, que sur celui des emplois et des compétences (la recherche et l’expertise scientifique).
Voir les formations possibles
Bac + 3
- BUT spécialité génie biologique parcours biologie médicale et biotechnologie
- BUT spécialité génie biologique parcours sciences de l'aliment et biotechnologie
- Licence pro mention industries agroalimentaires : gestion, production et valorisation
- Licence pro mention métiers de l'industrie : conception et amélioration de processus et procédés industriels
- Licence pro mention métiers de l'industrie : gestion de la production industrielle
Bac + 5
- Diplôme d'ingénieur de l'Institut national des sciences appliquées de Rouen spécialité mécanique
- Diplôme d'ingénieur de l'Institut supérieur d'études logistiques de l'université du Havre spécialité génie énergétique et électrique
- Ingénieur diplômé de l'école d'ingénieurs de l'université de Caen spécialité agroalimentaire
- Ingénieur diplômé de l'école d'ingénieurs de l'université de Caen spécialité génie industriel
- Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure d'ingénieurs de Caen spécialité matériaux-chimie
- Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure Mines-Télécom Lille Douai de l'Institut Mines-Télécom spécialité plasturgie et matériaux composites
- Ingénieur diplômé de l'école supérieure d'ingénieurs en innovation technologique (ESITech) de l'université de Rouen spécialité génie biologique en convention avec l'institut national des sciences appliquées de Rouen
- Ingénieur diplômé de l'école supérieure d'ingénieurs en innovation technologique (ESITech) de l'université de Rouen spécialité génie physique et santé
- Ingénieur diplômé de l'ESIGELEC
- Ingénieur diplômé de l'institut national des sciences appliquées de Rouen spécialité chimie et génie chimique
- Ingénieur diplômé de l'institut national des sciences appliquées de Rouen spécialité génie énergétique
- Ingénieur diplômé de l'institut national des sciences appliquées de Rouen spécialité informatique industrielle 1ère - 2ème
- Ingénieur diplômé de l'institut polytechnique UniLaSalle spécialité agronomie et agro-industries
- Ingénieur diplômé de l'institut supérieur de l'électronique et du numérique Yncréa Ouest
- Ingénieur diplômé du CESI
- Ingénieur diplômé du conservatoire national des arts et métiers spécialité génie industriel
- Licence mention sciences pour l'ingénieur
- Master mention électronique, énergie électrique, automatique
- Master mention énergie
- Master mention ingénierie de la santé
- Master mention ingénierie des systèmes complexes
- Master mention mécanique
- Master mention nutrition et sciences des aliments
- Master mention sciences du médicament et des produits de santé
Autres formations
- Chargé de process numériques en production plasturgie
- Chargé de recyclage et écoconception en production plasturgie
- Chef de projet en matériaux composites
- Expert en management de projets industriels et en excellence opérationnelle
- Responsable amélioration continue en industrie
- Responsable de production et de projets industriels
- Responsable de projet qualité sécurité environnement et développement durable