Intermédiateur LSF
L'intermédiateur ou l'intermédiatrice LSF (langue des signes française) lève les obstacles linguistiques et culturels entre des interlocuteurs entendants et sourds. Il ou elle veille à l'équité et à l'autonomie maximale de chaque personne pendant un échange.
Descriptif
L’intermédiateur ou l’intermédiatrice LSF (langue des signes française) intervient, le plus souvent, en binôme avec un interprète français/LSF lors d’échanges entre des personnes sourdes et entendantes. Son rôle lors d’une intervention : cadrer les discussions, reformuler les discours ou proposer d’autres outils de communication, si besoin. Une préparation en amont de son intervention peut être nécessaire afin d’appréhender d’éventuelles difficultés, rassurer son interlocuteur ou interlocutrice, mais aussi lui expliquer à nouveau ou confirmer les propos. Une parfaite maîtrise de la LSF et du français, une bonne connaissance de la culture sourde et d’excellentes capacités d’adaptation et de résistance au stress sont indispensables pour exercer. Il ou elle doit aussi savoir utiliser différents moyens de communication pour s’adapter aux besoins, communiquer de manière appropriée et respectueuse, en toute impartialité et neutralité, et s’assurer de la compréhension de tous et toutes. Le sens de l’écoute, la patience, la bienveillance, l’empathie, la pédagogie et la diplomatie sont donc des qualités requises. Plusieurs contextes de travail peuvent nécessiter la présence d’un intermédiateur ou d’une intermédiatrice LSF : hôpital, administration, tribunal, centre médicosocial, cadre professionnel ou personnel.
Durée des études
Après le bac
5 ans pour préparer un master traduction et interprétation, parcours médiation linguistique en langue des signes, option médiation à l’université Jean Jaurès à Toulouse.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Variable en fonction du lieu et du statut d’exercice
Intégrer le marché du travail
Un secteur qui recrute
La demande en intermédiateurs et intermédiatrices étant très forte, leur insertion professionnelle est donc assez facile. L’activité est historiquement née au sein des UASS (unités d’accueil et de soins pour les patients sourds en langue des signes), mais commence à croître en dehors de ces dispositifs, pour répondre aux situations administratives, judiciaires, médicales, etc.
Des employeurs variés
Les jeunes diplômés peuvent travailler au sein d’une UASS, rejoindre une structure externe, ou développer leur propre activité. La majorité des intermédiateurs travaille dans une structure hospitalière, en étroite collaboration avec les autres équipes de l’établissement. D’autres lieux d’exercice sont encore possibles : structures externes avec intervention à domicile, dans les administrations, les tribunaux, les prisons et les maisons d’arrêt, les services psychiatriques et sociaux, chez des professionnels de la santé, du droit, de la finance, etc. ou dans un service spécialisé d’intermédiation.