Lad-jockey, lad-driver
Le lad-jockey s'occupe de chevaux de galop ; le lad-driver, de trotteurs. Ces cavaliers soignent et entraînent des chevaux de course pour en faire des champions. Au final, seulement 5 % d'entre eux deviendront jockeys.
Descriptif
Avant de devenir éventuellement jockey, on est d’abord lad : lad-jockey dans les écuries de courses de galop ; lad-driver pour les courses de trot. Cependant, monter en course et devenir jockey ne deviendra réalité que pour une élite (5 % des lads).
Salarié chez un propriétaire ou chez un entraîneur, le lad commence tôt sa journée. Il partage son temps entre le nettoyage des écuries, les soins, la nourriture et l’entraînement des chevaux pour les courses à venir. Il monte plusieurs heures par jour, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.
Certains lads changent de profession tout en restant dans le monde hippique. Par conséquent, les grandes écuries manquent parfois de lads. Le jockey retenu pour la course est choisi parmi les lads. Il doit satisfaire à des critères de taille (entre 1,50 m et 1,65 m) et de poids (60 kg environ), et gagner les courses !
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP agricole lad-cavalier d’entraînement ; 3 ans pour le bac pro conduite et gestion de l’entreprise hippique.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois, avec un supplément perçu pour chaque course gagnée
Intégrer le marché du travail
Une carrière courte
Lads-jockeys et lads-drivers sont répartis dans les centres d’entraînement de Grosbois (25), Chantilly (60), Maisons-Laffitte (78), Lyon-Bron (69), Marseille-Cabriès (13), Mont-de-Marsan (40), Pau (64), Deauville (14)… Leur carrière dans les courses est assez courte : les exigences physiques et les éventuels accidents obligent à une reconversion précoce. Par exemple, en devenant premier garçon (superviseur du travail des lads dans les écuries) ou garçon de voyage (chargé des déplacements des chevaux vers les pistes). Après un stage, ils peuvent aussi devenir entraîneurs professionnels. À noter : plus la qualification de base est élevée, plus la reconversion est facile.
Des jockeys en puissance
Si les lads montent bien et forment un beau tandem avec le cheval, l’entraîneur et/ou le propriétaire de l’animal peuvent les pousser à devenir jockeys. C’est malgré tout un scénario rarissime : seuls 5 % des cavaliers d’entraînement y parviendront. À noter : bien que les hommes constituent la majorité des lads, aujourd’hui on compte de plus en plus de femmes jockeys.