Modiste
Le ou la modiste imagine et réalise sur mesure, à l'unité ou en petites séries, des chapeaux et accessoires de tête, qui seront vendus ensuite dans sa boutique à une clientèle de particuliers ou aux professionnels du monde du spectacle ou de la mode.
Descriptif
Spécialiste de la fabrication de couvre-chefs (bérets, casquettes, canotiers, capelines, etc.), la ou le modiste réalise sur mesure, à l’unité ou en petites séries, des chapeaux, qui sont ensuite vendus dans sa boutique à des particuliers ou aux professionnels du monde du spectacle ou de la mode. Pour créer des chapeaux, le ou la modiste utilise une infinité de matériaux, des lainages aux fourrures, en passant par la mousseline. La création d’un chapeau comporte plusieurs étapes, de la conception du modèle (qui exige imagination et goût pour créer une harmonie entre la physionomie du client et ses exigences) jusqu’au moulage des formes sur des supports (en métal ou en bois) en passant par le garnissage (en atelier), les finitions et la vente en boutique. On ne compte pas plus de 300 chapeliers en France. Un métier de niche pour passionnés.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP métiers de la mode : chapelier-modiste. 3 ans pour le bac professionnel métiers de la couture et de la confection, éventuellement complétés par une FCIL (formation complémentaire d’initiative locale) mode et accessoires (1 an).
Après le bac
3 ans pour obtenir le DN MADE mention mode.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Un marché restreint
Aujourd’hui, le chapeau n’est plus réservé aux défilés de mode ou aux réceptions. Il a conquis la rue et s’affiche désormais en toutes saisons (capeline à larges bords pour se protéger des rayons du soleil, feutre pour affronter les rigueurs de l’automne et de l’hiver). Néanmoins, le métier de modiste reste peu répandu et les débouchés sont limités.
Moins d’artisans
La plupart des chapeaux sont fabriqués en grande série, dans un cadre industriel, par des ouvriers plus ou moins qualifiés. Les petits ateliers de fabrication artisanale ont du mal à survivre et se font peu à peu absorber par les maisons de haute-couture. Quant aux commandes de particuliers, elles interviennent surtout à l’occasion de mariages.
Quelques opportunités
On compte entre 200 et 300 modistes en France. Un chiffre en progression depuis le début des années 2000 qui a vu un regain d’intérêt pour les couvre-chefs. Les jeunes diplômés capables d’innover par le choix des matériaux et des techniques utilisés intéressent les maisons de couture.