Skipper
Seul maître à bord d'un voilier, le skipper professionnel peut convoyer un bateau ou organiser des croisières en accueillant des clients à bord. Responsable de leur sécurité comme du bon déroulement du voyage, il doit être très disponible.
Descriptif
Le skipper professionnel est le chef de bord d’un navire de plaisance à voile. Il peut convoyer des bateaux vides, entre les Antilles et la Méditerranée, par exemple, ou embarquer des plaisanciers pour quelques jours ou semaines en mer, avec ou sans escales. Spécialiste de la mer et marin chevronné, il ne compte pas ses heures. Il est à la fois responsable de l’équipage et des clients dont il garantit la sécurité pour des vacances de rêve. Son activité est très saisonnière. Il peut également entraîner des marins pour des régates ou participer lui-même à des courses en mer. Il allie des connaissances techniques pointues, des notions de secourisme et un bon sens de la communication.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour préparer le brevet de capitaine 200 (délivré par la Direction interrégionale de la mer), obligatoire pour exercer en France.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
De 250 à 350 euros brut par jour pour une croisière. De 3 à 3,50 euros brut par mile nautique, pour du convoyage à vide
Intégrer le marché du travail
Peu de débouchés
Si la vie de skipper fait rêver, elle n’est pas accessible à tous, loin de là. Il y a une grande différence entre la voile de plaisance, que l’on peut pratiquer durant ses vacances, et le métier de skipper professionnel qui comporte de nombreuses contraintes et difficultés. On ne compte en France qu’environ 700 skippers professionnels, titulaires d’un brevet professionnel maritime.
Se former pour se diversifier
En continuant à se former, le skipper peut piloter des bateaux de plus en plus grands. Le premier niveau de formation (brevet de capitaine 200 voile) permet de convoyer des navires de moins de 25 m, pouvant accueillir jusqu’à 30 passagers. Le skipper peut ensuite envisager de passer le brevet de capitaine 500, puis de capitaine 3000 pour voguer sur de plus grandes embarcations. Il peut aussi compléter sa formation par un brevet pour piloter les bateaux à moteur, ce qui lui ouvre d’autres possibilités d’emplois.
Courses ou entrepreunariat
Le skipper peut choisir de se spécialiser dans la préparation de marins pour les courses et régates en mer, ou faire lui-même de la compétition. Dans ce cas, il devra trouver des sponsors pour financer son projet. S’il a la fibre commerciale, il peut devenir loueur de bateaux à son compte, par exemple.