Métier
Substitut du procureur
De la direction d'enquête judiciaire à l'exécution de la peine, en passant par la décision d'engager des poursuites, le substitut ou la substitute du procureur de la République intervient à toutes les étapes de la chaîne pénale, en défendant l'intérêt de la société au tribunal.
Descriptif
Le substitut ou la substitute assiste le ou la procureur/e de la République, qui a pour mission de défendre l’intérêt public au sein des tribunaux. C’est lui ou elle qui oriente les affaires, soit en engageant des poursuites, soit en classant le dossier sans suite. Magistrat/e du parquet, il ou elle intervient à toutes les étapes du processus judiciaire. C’est lui ou elle qui conduit l’enquête en coordonnant les actions de la police. Ensuite, il ou elle présente le dossier devant les juges et demande une sanction pénale : c’est ce que l’on appelle le réquisitoire. Enfin, après la condamnation, il ou elle veille à l’exécution de la peine. Variée et intense, cette activité nécessite souvent une prise de décision rapide. L’enjeu, à savoir la liberté et la dignité des personnes, est de taille.
Durée des études
Après le bac
4 ans pour préparer un M1 en droit ou un diplôme d’IEP (institut d’études politiques), puis formation de 31 mois à l’ENM (École nationale de la magistrature) à Bordeaux. Préparation possible dans un IEJ (institut d’études judiciaires).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3000 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des postes sur concours
Le nombre de postes offert au concours annuel de la magistrature est décidé par le ministère de la Justice, en concertation avec les juridictions qui évaluent leurs besoins (départs à la retraite, nombre d’affaires à traiter). Plus de 100 magistrats sortent chaque année de l’ENM (École nationale de la magistrature).
Evolution possible
Le substitut ou la substitute du procureur peut évoluer vers la fonction de vice-procureur/e. Cette promotion est liée à l’ancienneté et aux qualités personnelles du candidat / de la candidate. Pour devenir procureur/e de la République, puis procureur/e général/e (supérieur/e hiérarchique de plusieurs procureurs de la République auprès d’une cour d’appel), il faut en faire soi-même la demande. La nomination est ensuite prononcée par le ministère de la Justice. La mobilité géographique et fonctionnelle, conseillée par le Conseil supérieur de la magistrature, favorise la promotion.
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Le métier en Normandie
Type de contrat
- CDD : 3
- CDI : 97
Temps de travail
Temps plein : 89 % / 100
Salaire
Âge médian
Part des jeunes
0 % / 100
Part des seniors
39 % / 100
Source :