Technicien de forge
Sans marteau ni enclume, dans des usines automatisées et informatisées de l'aéronautique, de l'automobile, de la robinetterie, du nucléaire... le technicien de forge définit les moyens de fabrication et organise la production en atelier de pièces métalliques.
Descriptif
À partir d’un dossier technique, le technicien de forge étudie le plan de la pièce à réaliser (bielle, vilebrequin de moteur…) et la nature du métal à former. Puis, il détermine le procédé de forgeage le plus approprié (estampage, frappe à froid…) et définit la suite des opérations (étirage, roulage…) qui donneront au métal brut la forme et les dimensions souhaitées. Il conçoit également l’outillage, vérifie, avant le début de la fabrication, la disponibilité des moyens matériels et humains, prévoit les approvisionnements à effectuer, établit le planning de travail, etc. Il règle les machines, lance la fabrication et en assure le suivi. Il repère les retards et les dérives (problèmes de qualité…), et procède aux ajustements nécessaires. Enfin, il veille à la qualité des produits finis.
Dans une grande entreprise, ces tâches sont réalisées par plusieurs personnes. Beaucoup d’opérations sont assistées par ordinateur.
Le BTS est le niveau minimum requis pour occuper directement un emploi de technicien. On peut cependant arriver à ce poste par évolution interne avec un diplôme de niveau moindre.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour préparer le BTS forge ou le BTS conception des processus de réalisation de produits, éventuellement complété par la licence professionnelle métallurgie, forge, fonderie, emboutissage (1 an).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Qualification exigée
La forge française se place 3e au rang européen et compte encore une centaine de forges. La concurrence d’autres pays comme le Japon pousse à se montrer compétitif et c’est notamment pour cela qu’un diplôme bac + 2 représente un avantage, car les industries, qu’elles soient traditionnelles ou de pointe, font appel à du personnel de plus en plus qualifié.
Premier employeur : l’automobile
Ce technicien travaille majoritairement dans le secteur de l’automobile, au sein d’entreprises spécialisées dans la fabrication de pièces ou de sous-ensembles mécaniques. D’autres débouchés sont possibles dans les secteurs de l’aéronautique, de l’armement, de la pétrochimie, de la robinetterie, de la production d’énergie (EDF), des transports (SNCF, RATP)…
Des évolutions possibles
Le technicien de forge expérimenté pourra envisager de devenir chef d’atelier ou chef d’équipe après avoir fait ses preuves sur le terrain. Il pourra également, dans certains cas, accéder au poste d’ingénieur fonderie-gorge, responsable méthodes, ou se spécialiser en tant que technicien fonderie ou technicien usinage par exemple.