Technicien de maintenance industrielle
Le technicien ou la technicienne de maintenance industrielle planifie et pilote des interventions et des travaux réalisés (en interne ou par des sous-traitants) sur des machines et des équipements, au sein d'une usine de production, de tri des déchets et de valorisation des matériaux, par exemple. Sa devise : plutôt prévenir que guérir.
Descriptif
Le technicien ou la technicienne de maintenance industrielle planifie et pilote des interventions et des travaux réalisés (en interne ou par des sous-traitants) sur des machines et des équipements, au sein d’une usine de production, de tri des déchets et de valorisation des matériaux, par exemple. Pour éviter la panne et l’interruption d’une machine, d’un robot, d’un grappin (grosse pince hydraulique) dans la fosse à déchets d’un centre de tri et de valorisation des matériaux (ferrailles, ordures, déchets industriels, déchets d’usinage…), il ou elle mise sur le contrôle, la surveillance et l’entretien régulier des équipements. Si, malgré tout, une panne survient, il ou elle fait intervenir au plus vite ses équipes, n’hésitant pas à mettre également la main à la pâte. À l’aide de tests et de mesures, il ou elle établit un diagnostic et dirige les opérations qui s’imposent, comme le remplacement d’une pièce défectueuse, par exemple. Modifier des réglages, corriger certaines données du programme informatique qui commande les équipements et effectuer la remise en service sont également de son ressort. Il ou elle cherche constamment à améliorer l’outil de production mais aussi à réduire les coûts. Toujours à l’affût des évolutions technologiques, il ou elle propose des solutions, pour optimiser la sécurité et les performances des matériels.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour obtenir un BTS CRSA (conception et réalisation de systèmes automatiques) ; CIRA (contrôle industriel et régulation automatique) ; maintenance des systèmes, option A systèmes de production ; électrotechnique… ou le TP (titre professionnel) technicien supérieur de maintenance industrielle. 3 ans pour préparer le BUT GIM (génie industriel et maintenance) ; GMP (génie mécanique et productique) ; GEII (génie électrique et informatique industrielle)… ou 1 an (après un bac + 2) pour suivre une licence professionnelle mention maintenance des systèmes industriels, de production et d’énergie ou maintenance et technologies (contrôle industriel ; organisation de la maintenance ; systèmes pluritechniques ; électronique, instrumentation)…
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 2000 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Différents types de postes
Garantir le bon fonctionnement, la fiabilité et la disponibilité des équipements, des machines, des installations ou d’autres matériels essentiels à l’activité d’une usine ou d’un centre de tri des déchets, dans le cadre d’une maintenance curative, préventive et prédictive, c’est tout l’enjeu de la filière maintenance. Cette dernière embauche des agents de maintenance industrielle à différents postes. Au sein d’un bureau des méthodes, les techniciens organisent le travail des mécaniciens et des opérateurs qui interviennent en même temps sur une machine, à l’occasion d’une maintenance programmée. Certains techniciens sont spécialisés en maintenance assistée par ordinateur.
Un métier très demandé
Les rapides avancées technologiques, l’automatisation, la maintenance prédictive, l’accent sur la durabilité, les exigences en matière de sécurité au travail et l’évolution des besoins de l’industrie, convergent vers un marché en tension sur ce métier. Toutes les industries recherchent des professionnels formés à la maintenance. Par exemple, dans le secteur des activités du déchet (qui rassemble 1 500 entreprises), les recrutements concernent des personnels capables d’assurer la maintenance des convoyeurs, des broyeurs, des brûleurs, des grappins ou d’autres machines utilisées lors du traitement des déchets. L’alternance est un bon moyen d’intégrer ces sociétés : 86 % des alternants trouvant un emploi dans les 6 mois suivant leur formation.
Des possibilités d’évolution
La polyvalence et l’expérience sont 2 impératifs pour évoluer, en devenant, par exemple, chef/fe d’équipe, responsable en fabrication ou en qualité, responsable de centre de tri, directeur/trice de site…
Voir les formations possibles
Bac + 2
- BTS conception et réalisation de systèmes automatiques
- BTS contrôle industriel et régulation automatique
- BTS maintenance des matériels de construction et de manutention
- BTS maintenance des systèmes option A : systèmes de production
- BTS maintenance des systèmes option B : systèmes énergétiques et fluidiques
- BTS maintenance des systèmes option C : systèmes éoliens
- BTS maintenance des systèmes option D : systèmes ascenseurs et élévateurs