Visiteur médical
Représentant de l'industrie pharmaceutique, le visiteur médical fait le lien avec les professionnels de santé amenés à prescrire des médicaments. Sa mission : informer ces derniers sur les produits dont il assure la promotion.
Descriptif
Il sillonne en voiture toute une région. Pourtant, son lieu de travail est le cabinet médical ou dentaire, l’officine du pharmacien ou l’hôpital, car le visiteur médical fait du « porte-à-porte » auprès des prescripteurs : médecins, dentistes, vétérinaires ou pharmaciens. Il rencontre en moyenne 6 professionnels par jour et doit se plier à leurs horaires. Attaché commercial, le visiteur représente un ou plusieurs laboratoires pharmaceutiques. Son rôle est de promouvoir leurs produits et de les faire prescrire aux malades.
Avoir une bonne connaissance des médicaments, de leurs interactions et de leurs effets secondaires est impératif. Courroie de transmission entre les praticiens et les laboratoires, le visiteur est tenu de rédiger des comptes rendus réguliers qu’il transmet à son directeur régional. La concurrence est rude entre laboratoires : il faut savoir convaincre son interlocuteur sur tel médicament, plus ou moins « nocif » qu’un autre. La carte professionnelle, obligatoire pour exercer, est délivrée par le CPNVM (Comité professionnel national de la visite médicale) à la demande de l’employeur lors de la première embauche, et renouvelée chaque année à l’initiative de l’entreprise.
Durée des études
Après le bac
1 an pour obtenir le DU (diplôme d’université) visiteur médical ; 3 ans pour une licence pro métiers de la promotion des produits de santé (1 an après un bac + 2). Le CPNVM (Comité professionnel national de la visite médicale) propose aussi des formations de 9 à 12 mois dans une quinzaine d’écoles privées.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Une profession en perte de vitesse
On compte 12 000 visiteurs médicaux. Une profession jeune, puisque 70 % d’entre eux ont moins de 50 ans. Cependant, avec les nombreux plans sociaux dans les laboratoires, et la diminution du nombre de médecins généralistes, les effectifs sont en diminution depuis quelques années.
Des bassins d’emploi
La situation de l’emploi présente de fortes disparités régionales. Les laboratoires sont surtout concentrés en Ile-de-France (15 % des emplois), Rhône-Alpes, Côte d’Azur, le Centre et la Haute-Normandie. Il est plus facile de débuter en région parisienne et dans le Nord de la France que dans le Sud.
Une fonction tremplin
Après quelques années, un professionnel peut devenir délégué auprès des médecins spécialistes à l’hôpital. Il peut aussi gravir les échelons et devenir directeur régional pour encadrer une équipe de visiteurs médicaux ou encore évoluer dans l’entreprise vers le marketing ou la publicité.