Viticulteur
Pour cultiver la vigne, récolter le raisin, le vinifier puis vendre le vin, le viticulteur doit travailler dur et apprendre en permanence. Dans un pays réputé pour ses grands crus, les amateurs n'ont pas leur place.
Descriptif
Le viticulteur ne travaille pas uniquement au moment des vendanges, mais tout au long de l’année. Son métier consiste à cultiver la vigne et à récolter le raisin, mais aussi à fabriquer le vin et à le commercialiser. Après la récolte à la fin de l’été, il presse le raisin. Il transforme le jus de raisin en alcool (c’est la vinification) par fermentation. Il peut réaliser des mélanges (c’est l’assemblage) pour obtenir le vin souhaité. Ensuite, il le stocke dans des fûts ou des cuves et le met en bouteilles. Tout au long de ces étapes, le vin est régulièrement goûté et analysé. L’activité du viticulteur est dépendante des aléas climatiques : la grêle ou les gelées, par exemple, peuvent ruiner une récolte. Polyvalent, ce professionnel exerce au grand air mais aussi à l’intérieur, dans son bureau ou sa cave. Enfin, il peut avoir un rôle commercial : il accueille les clients, sur son exploitation ou dans un autre lieu de vente, pour leur proposer ses productions, ou celles des autres s’il est négociant en vins.
Durée des études
Après la 3e
2 ans d’études pour préparer un CAP agricole métiers de l’agriculture ou un BPA ouvrier viticole ; 3 ans d’études pour un bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise vitivinicole.
Après le bac
2 ans d’études pour préparer un BTSA viticulture-oenologie, éventuellement complété par une licence professionnelle en 1 an. Certaines écoles d’ingénieurs comme Montpellier SupAgro, Bordeaux Science Agro proposent des spécialisations en viticulture-oenologie ; éventuellement un diplôme national d’oenologue (DNO).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Variable en fonction de l’importance de la récolte et des appellations
Intégrer le marché du travail
Forte concurrence
La France reste le 2e producteur mondial de vin, derrière l’Italie et devant l’Espagne. Toutefois, la taille du vignoble français a diminué ces dernières années. Les producteurs français subissent aussi la concurrence des pays étrangers (Californie, Australie, Chili, Chine…).
Objectif qualité
La clientèle est devenue plus exigeante : elle consomme moins mais mieux. La proportion des vins de qualité progresse. Des signes de qualité et d’originie protègent les appellations (AOC, par exemple). Les exploitations viticoles peuvent être amenées à modifier leurs cépages pour privilégier la qualité ou la résistance aux aléas climatiques et aux maladies. La surface viticole bio a triplé entre 2007 et 2012, en lien avec l’évolution du marché des vins bio français (+ 150 %).
Départs à la retraite en prévision
Les bassins d’emploi se situent principalement en Bourgogne, Alsace, Languedoc-Roussillon, Bordelais, Champagne, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les viticulteurs sont plus âgés que la moyenne des exploitants agricoles, laissant augurer quelques départs à la retraite.
Des aides pour s’installer
Pour faciliter l’installation, des mesures ont été prises, comme la DJA (dotation aux jeunes agriculteurs) : 20 000 euros en moyenne en 2018. Se renseigner auprès des chambres d’agriculture.