énergies renouvelables

La transition énergétique accélère le développement des énergies renouvelables, qu’elles soient issues de l’éolien, du solaire, de l’hydrogène ou de la biomasse. Ces filières, essentielles pour l’économie régionale mais également pour réduire les émissions de CO₂, créent de nombreuses opportunités d’emploi en Normandie, dans l’ingénierie, la construction, l’exploitation des sites et la maintenance des infrastructures. 

Les sources d’énergies bas carbone

Les énergies renouvelables utilisent des ressources naturelles inépuisables. On parle de ressources comme le soleil, le vent ou l’eau. Zoom sur les 3 principales énergies renouvelables :

L’énergie solaire 

L’énergie solaire est une énergie renouvelable issue du rayonnement du soleil. Grâce aux panneaux photovoltaïques, elle produit de l’électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Inépuisable et largement disponible, elle est essentielle à la transition énergétique. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le nombre de jours ensoleillés qui compte, mais la lumière du soleil en soi. Même les climats nuageux peuvent bénéficier des apports de cette énergie puisque 1 700 heures d’ensoleillement par an suffisent pour une production solaire.

L’énergie éolienne

L'énergie éolienne utilise la force du vent pour générer de l'électricité. Grâce à des éoliennes, le mouvement de l’air fait tourner des pales reliées à un générateur, transformant ainsi l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Cette forme d'énergie renouvelable est en forte croissance, sa dynamique contribuant à la diversification du mix énergétique mondial. Il existe des éoliennes terrestres et en mer, que l’on nomme “offshore”'.

L’énergie hydraulique

L'énergie hydraulique est une source d'énergie renouvelable qui exploite la force de l'eau pour produire de l'électricité. Elle est l'une des plus anciennes et des plus répandues dans le monde, contribuant de manière significative à la production d'énergie décarbonée. Les énergies marines (usines marémotrices, hydroliennes, houlomotrices) utilisent aussi la force motrice de l’eau pour produire de l’énergie. En Normandie, le Raz Blanchard, plus puissant courant marin d’Europe, accueille aujourd’hui 2 fermes hydroliennes. Les 11 turbines qui seront installées à terme contribuent à l’enrichissement du mix énergétique normand. 

L’intermittence : un défi majeur des énergies renouvelables

Les énergies renouvelables, comme l’éolien, le solaire, l’hydraulique, ont un point commun important : elles dépendent de phénomènes naturels. Ce caractère variable est appelé l’intermittence. Cela signifie que la production d’électricité ne peut pas être continue ni totalement contrôlée. Les éoliennes par exemple ne produisent de l’électricité que lorsqu’il y a du vent, les panneaux solaires uniquement en présence de lumière et les énergies liées à l’eau ou aux marées dépendent des conditions naturelles et des cycles. En conséquence, il peut y avoir des moments où la production d’énergie est très élevée et d’autres où elle est très faible, voire nulle.

C’est pour cette raison que les énergies renouvelables ne peuvent pas, à elles seules, constituer tout le système électrique. Elles doivent être intégrées dans un mix énergétique, c’est-à-dire un ensemble de différentes sources d’énergie (nucléaire, fossiles, renouvelables...) afin de garantir un approvisionnement stable.

Éolien offshore : la nouvelle filière normande

La Normandie s’impose aujourd’hui comme l’une des principales régions françaises du développement de l’éolien offshore. Grâce à ses façades maritimes exposées aux vents de la Manche, elle accueille plusieurs grands projets de parcs éoliens en mer qui participent à la transition énergétique du pays. Mais au-delà des enjeux environnementaux et énergétiques, cette filière transforme également l’économie régionale et crée de nombreux emplois. Les emplois créés concernent principalement l’industrie, la fabrication de composants, les travaux portuaires et maritimes et la maintenance et l‘exploitation des parcs. LHavreCherbourg-en-Cotentin, Fécamp, Dieppe, Caen-Ouistreham... Ces villes accueillent des usines, des bases logistiques, des chantiers maritimes ou encore des centres de maintenance liés aux projets offshore. 

24%

part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en 2024 en France

33%

objectif 2030

x2

entre 2005 et 2024, la production primaire d’énergies renouvelables a plus que doublé

2e

La France est le deuxième producteur primaire d’énergies renouvelables en Europe en 2023 

11

c’est le nombre de filières d’énergies renouvelables

COUP DE PROJECTEUR

Fécamp, projet modèle éolien en mer
Le parc éolien en mer de Fécamp, inauguré en juin 2024, s’inscrit comme un exemple, en matière d’emplois, pour les prochains projets. Pendant la phase de construction, de 600 à 1000 emplois ont été mobilisés sur le port du Havre. À Cherbourg, près de 600 emplois ont été nécessaires pour les opérations de pré-assemblage des composants des éoliennes. Une fois le parc mis en service, la phase d’exploitation permet de maintenir environ 100 postes permanents sur la base de Fécamp. Au total, c’est plus de 2 500 emplois régionaux mobilisés pendant la construction du parc. Côté performance, le parc éolien en mer de Fécamp est le 1er en date en Normandie, le 3e en France. Il compte 71 éoliennes, espacées d’environ 1 kilomètre chacune, installées entre 13 et 24 kilomètres des côtes, sur une surface d’environ 60 km². Sa puissance totale atteint 500 MW, ce qui permet d’alimenter en électricité environ 770 000 personnes. Sa durée d’exploitation est estimée à 25 ans. Au-delà de ses capacités de production, des mesures environnementales ont été prises afin de préserver l’environnement. Les fondations des éoliennes, par exemple, créent un effet récif qui permet, in fine, de favoriser la biodiversité marine. Le parc est également engagé vers la protection des oiseaux marins.
Fécamp, projet modèle

L’éolien offshore : des projets à venir

La Normandie est une région où l’éolien offshore, aussi appelé éolien en mer, se développe rapidement. Grâce à ses côtes exposées aux vents marins, elle offre des conditions idéales pour produire de l’électricité renouvelable. De nouveaux projets, à diverses phases d’aboutissement, sont d’ores et déjà en préparation.

Courseulles-sur-Mer

Situé au large du Calvados, le parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer comprendra 64 éoliennes pour une puissance totale d’environ 450 MW. Sa production permettra de couvrir l’équivalent de la consommation électrique domestique de plus de 630 000 personnes, soit plus de 90 % des habitants du Calvados. Sa mise en service est attendue pour 2027, les travaux en mer étant en cours.

Dieppe – Le Tréport

Le parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport, actuellement en construction, comprendra 62 éoliennes, chacune d’une puissance de 8 MW, pour une puissance totale de 496 MW. Installé à environ 17 km de Dieppe et 15,5 km du Tréport, il permettra de produire environ 2 000 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 850 000 personnes. La mise en service complète du parc est attendue pour la fin de l’année 2026.

Centre-Manche 1

Le projet Centre-Manche 1 prévoit une puissance d’environ 1 000 MW (1 GW). La solution envisagée comprend jusqu’à 47 éoliennes, d'une puissance de 23 MW. Le parc serait situé à environ 33 km des côtes, sur une surface d’environ 183 km². Le début des travaux est prévu pour 2028, avec une mise en service envisagée autour de 2032.

Centre-Manche 2

Le projet Centre-Manche 2 prévoit une puissance d’environ 1,5 GW. Ce parc serait situé à environ 43 km des côtes, sur une surface d’environ 270 km². Les éoliennes utiliseraient des fondations posées, adaptées aux conditions du site. Ce projet pourrait être mis en service à l’horizon 2033.

Fécamp Grand large

Le gouvernement a annoncé fin 2024 le lancement de deux nouveaux parcs éoliens en mer dans la zone dite de “Fécamp Grand Large” à l’horizon 2035. Ils se situeraient à environ 30km des côtes, chacun d’une puissance de 2 GW, soit l’équivalent de la consommation actuelle des deux tiers de la Normandie, y compris l’industrie. 

À noter : Des fonctions support viennent s’ajouter aux métiers spécifiques des énergies renouvelables. Experts du commerce ou du droit, ces professionnels, très recherchés, ont une connaissance fine du secteur des énergies, des marchés et du droit. Ils peuvent être acheteur, responsable d’affaires, avocat ou chargé de développement. 

Se former en Normandie

La Normandie offre de nombreuses possibilités de formation dans le secteur des énergies renouvelables.