Administrateur judiciaire
Spécialiste du droit et de la gestion financière, l'administratrice ou l'administrateur judiciaire traite les défaillances des entreprises, pour tenter de sauver l'activité et l'emploi. Ils sont le plus souvent missionnés par un tribunal de commerce.
Descriptif
Aider les entreprises en difficulté, c’est la mission de l’administratrice ou de l’administrateur judiciaire. Il ou elle est désigné/e par le président du tribunal compétent (commercial ou civil), pour une affaire donnée et avec une mission et une rémunération définie. Profession libérale très encadrée, le métier d’administrateur judiciaire peut s’exercer de manière indépendante ou au sein d’une étude avec des associés, assistants juridiques, comptables, etc. Selon le cas, il faut négocier un rééchelonnement des dettes avec la banque, proposer un plan de redressement financier ou des repreneurs, s’il y a faillite. Voire encore mettre en place une administration provisoire visant à remplacer les dirigeants. Objectif : sauver l’entreprise et limiter les licenciements. Face à des personnes en situation difficile, les administrateurs font preuve de tact mais aussi d’impartialité et de droiture, tout en résistant aux pressions.
Durée des études
Après le bac
4 ans pour obtenir un bac + 4 (master 1 en droit, sciences économiques, comptabilité-gestion ; DEC-diplôme d’expertise comptable ; diplôme d’école de commerce) et réussir l’examen d’accès au stage (de 3 ans au minimum) dans une étude, qui sera sanctionné par un examen d’aptitude à la profession conduisant à la prestation de serment pour pouvoir exercer.
5 ans pour obtenir un bac + 5 (master droit, économie, gestion mention administration et liquidation d’entreprises en difficulté ; DSCG-diplôme supérieur de comptabilité et gestion ; diplôme d’école de commerce) et suivre un stage (d’au moins 30 mois) validé par un administrateur ou une administratrice judiciaire.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
En procédure collective, la rémunération de l’administrateur judiciaire est calculée suivant un barème réglementaire fixé par décret du ministère de la justice. Seules les interventions de conseil font l’objet d’une rémunération fixée librement
Intégrer le marché du travail
Souvent gratifiant
La liste des administrateurs judiciaires est établie et contrôlée par le ministère de la Justice. Environ une dizaine de candidats sont reçus chaque année à l’examen professionnel. Précédemment, ils ont généralement occupé des postes importants en gestion, en comptabilité ou en droit. Ils sont désignés par un tribunal dans toutes les procédures collectives (on en compte entre 40 000 et 55 000 par an). Ces 10 dernières années, 70 % des emplois menacés ont été sauvegardés grâce au travail et aux plans des administrateurs judiciaires et de la mise en place de la loi dite « de sauvegarde » (en 2005) qui a conduit à faire davantage de prévention en amont.
En équipe… ou pas
L’administratrice ou l’administrateur judiciaire peut travailler de manière autonome ou au sein d’une étude. Entouré/e de collaborateurs, d’assistants juridiques et de comptables, il ou elle peut être assimilé/e à un chef ou à une cheffe d’entreprise. Il ou elle est régulièrement contrôlé/e.
Beaucoup de responsabilités.
Intervenant souvent quand une entreprise est en situation de crise économique, avec des emplois en jeu, les administrateurs sont l’objet de beaucoup de pression de toutes parts (médias, salariés, direction, élus…). Cela ne doit pas altérer leur jugement ni ralentir leur travail impartial, essentiel à l’économie d’une région, voire du pays.