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Anesthésiste-réanimateur

Niveau bac + 9 et plus

L'anesthésiste-réanimateur ou l'anesthésiste-réanimatrice endort les patients et les patientes lors d'une intervention chirurgicale pour leur éviter de souffrir. Puis il ou elle les surveille jusqu'au réveil et les soulage des douleurs post-opératoires.

Descriptif

Vos paupières sont lourdes… Vous dormez ! L’opération va pouvoir commencer. Responsable du profond sommeil de la personne devant se faire opérer, l’anesthésiste-réanimateur ou l’anesthésiste-réanimatrice fait en sorte que le réveil se déroule dans de bonnes conditions. Savoir doser les produits en fonction de l’état de santé du malade et de la durée de l’opération est capital. À l’aide d’un appareillage électronique, il ou elle contrôle les fonctions vitales de la personne opérée (sa respiration, son coeur) et met en oeuvre une réanimation appropriée, si nécessaire. Toujours là lors du réveil du patient ou de la patiente, il ou elle surveille ses éventuelles réactions. Dans de rares cas d’urgence, il ou elle interviennent pour des réanimations.

Soutien précieux du chirurgien ou de la chirurgienne, l’anesthésiste travaille exclusivement dans les hôpitaux ou les cliniques. Il ou elle est assisté ou assistée par un infirmier ou une infirmière anesthésiste. L’évolution du matériel médical nécessite une mise à jour permanente. Le travail est fatigant (appels de nuit, journées de plus de 12 heures, par exemple). Les hôpitaux manquent cruellement d’anesthésistes-réanimateurs et d’anesthésistes-réanimatrices. Des débouchés existent également au sein des services de santé de l’armée.

Durée des études

Après le bac

11 ans d’études médicales, à l’université. La formation commence par une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités. La spécialisation se fait dans le cadre de 5 ans d’internat auquel les étudiants accèdent après les ECN (épreuves classantes nationales) en fin de 6e année et à l’issue duquel ils obtiennent le DES (diplôme d’études spécialisées).

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction du lieu d’exercice.  

Intégrer le marché du travail

Une profession recherchée

L’anesthésiste-réanimateur ou l’anesthésiste-réanimatrice est incontournable pour toutes les spécialités chirurgicales et nombre de spécialités interventionnelles (cardiologie…). Si l’on compte un peu plus 13 000 anesthésistes-réanimateurs ou anesthésistes-réanimatrices, la profession est déficitaire, avec des places à prendre dans les cliniques, les services d’urgences et les hôpitaux publics. A l’hôpital, l’anesthésiste a le statut de praticien hospitalier ou praticienne hospitalière (et non pas fonctionnaire). Les anesthésistes sont aussi très demandés et demandées dans l’industrie pharmaceutique en raison de leurs connaissances et de leur rôle transversal.

Un métier, deux fonctions

Tout au long de sa carrière, l’anesthésiste-réanimateur ou l’anesthésiste-réanimatrice exerce soit l’anesthésie, soit la réanimation et, assez souvent, une combinaison des deux. Il est impossible d’imaginer un ou une anesthésiste qui n’ait pas de solides connaissances en réanimation, et inversement. Ces deux aspects d’un même métier sont complémentaires et indissociables. L’un comme l’autre participent à des activités de recherche et d’enseignement auprès des étudiants et des étudiantes.

Une spécialité en mouvement

L’anesthésie a très fortement bénéficié des progrès de la médecine. De nouvelles techniques se sont développées, notamment en anesthésie locorégionale. La préoccupation de sécurité est également au coeur du métier, impliquant des protocoles diffusés à tous les professionnels et les professionnelles. Il faut se former sans cesse pour suivre ces évolutions.

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Le métier en Normandie

Type de contrat

Temps de travail

Salaire

8 salariés sur 10 ont un salaire compris entre
2 100 €  –  5 000 €

Âge médian

41 ans

Part des jeunes

Part des seniors