Astrophysicien
Scientifique de haut niveau, l'astrophysicien ou l'astrophysicienne étudie les étoiles et les planètes afin de comprendre le fonctionnement de l'univers.
Descriptif
Planètes, comètes, astéroïdes, trous noirs, galaxies, quasars : l’univers constitue le laboratoire de recherche privilégié de l’astronome. Pour recenser et classer les astres selon leur composition et leur éclat, l’astrophysicien ou l’astrophysicienne doit avant tout observer. Pour cela, il ou elle dispose d’instruments de mesure perfectionnés : télescopes captant la lumière visible et le rayonnement invisible émis par les astres (rayons gamma, X, rayonnement ultraviolet, infrarouge, ondes radio), interféromètres à miroirs multiples, mais aussi satellites et sondes spatiales qui transmettent des mesures non altérées par l’atmosphère terrestre, ce qui accélère encore les possibilités de découverte. Mais observer ne suffit pas. Comme tout chercheur ou toute chercheuse, l’astrophysicien ou l’astrophysicienne confronte les résultats de ses observations à ce que prévoit la théorie, pour comprendre la nature des astres et expliquer leur évolution. Il ou elle doit aussi définir et mettre au point les instruments qui lui permettront de progresser dans ses recherches.
Trois profils professionnels sont possibles : enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse à l’université ; chercheur ou chercheuse au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ; astronome dans un observatoire.
Durée des études
Après le bac
8 ans pour obtenir un doctorat en astrophysique.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3125 euros brut par mois, pour un astronome et physicien, professeur des universités
Intégrer le marché du travail
Très peu de places
On recense environ 1 000 astrophysiciens en France (et 10 000 dans le monde). Le nombre de postes de chercheurs permanents ou chercheuses permanentes offert est faible : entre 10 et 20 jeunes sont recrutés chaque année par les laboratoires du CNRS, les observatoires astronomiques et les universités. Des contrats à durée déterminée (de quelques années) sont parfois proposés par les laboratoires français et étrangers mais, là aussi, la concurrence est rude.
Autres voies possibles
Un certain nombre de jeunes rejoignent des organismes publics (Cnes, CEA, Onera) ou privés (Thales, Ariane Espace, laboratoires de recherche, etc.) spécialisés dans les domaines suivants : aéronautique, informatique, télédétection, électronique, optique, physique, mathématiques, statistiques… D’autres s’orientent vers l’enseignement, la médiation, le journalisme scientifique…
Évolution de carrière
Dans un observatoire, l’astronome adjoint ou adjointe peut évoluer vers un poste d’astronome. À l’université, le maître ou la maîtresse de conférences peut devenir professeur ou professeure d’université. Enfin, le chargé ou la chargée de recherche au CNRS peut devenir directeur ou directrice de recherche. L’évolution de carrière est liée au nombre de publications et aux responsabilités au sein de l’organisme et dans des projets de recherche.
Voir les formations possibles
Bac + 5
- Ingénieur diplômé de l'école supérieure d'ingénieurs en innovation technologique (ESITech) de l'université de Rouen spécialité génie biologique en convention avec l'institut national des sciences appliquées de Rouen
- Master mention agrosciences, environnement, territoires, paysage, forêt
- Master mention bio-informatique
- Master mention biologie intégrative et physiologie
- Master mention biologie-santé
- Master mention chimie des arômes, parfums, cosmétiques
- Master mention microbiologie
- Master mention neurosciences
- Master mention physique
- Master mention physique fondamentale et applications
- Master mention santé
- Master mention santé publique
- Master mention sciences de la mer
- Master mention sciences et techniques des activités physiques et sportives : entraînement et optimisation de la performance sportive