Chef de mission humanitaire
C'est le capitaine d'une mission humanitaire. Il suit de près l'évolution de la situation pour orienter au mieux les actions de terrain. En relation constante avec son ONG (organisation non gouvernementale), il détermine la stratégie de la mission, tout en dirigeant une équipe.
Descriptif
C’est le capitaine d’une mission humanitaire. Directement sur le terrain, plongé dans l’urgence, les catastrophes, la misère, il doit d’abord comprendre la situation politique, économique et sociale de la zone où il intervient. Pour ce faire, il prend des contacts, analyse les conditions d’intervention et propose une stratégie à son ONG (organisation non gouvernementale). Il dirige parfois plusieurs centaines d’intervenants expatriés et locaux, qui travaillent dans des conditions très difficiles. C’est lui qui les motive malgré les difficultés. Il prend les mesures pour garantir la sécurité de tous. Au nom de son organisation, il dialogue avec les autorités locales et les partenaires institutionnels, démarche les financeurs (Banque mondiale, agence européenne Echo, FAO, etc.) et supervise la comptabilité et le budget de la mission.
Stress interdit ! Il doit affronter l’insécurité, les tensions politiques et les pressions. Son expérience lui permet de prendre rapidement les bonnes décisions. Il sait monter des projets et les négocier.
Les chefs de mission sont souvent des logisticiens, médecins, infirmiers, ingénieurs, hydrogéologues ou d’anciens administrateurs de mission humanitaire qui ont travaillé au siège d’une ONG.
Durée des études
Après le bac
4 à 5 ans pour préparer les formations de coordinateur de projet de solidarité internationale ou de manager de projets internationaux dans des écoles spécialisées comme l’Ifaid, Bioforce ou l’ESCD 3A, ou le diplôme d’ingénieur de l’Istom. Les ONG recrutent des professionnels (ingénieurs, médecins, chargés de logistique, paramédicaux…) avec de l’expérience, formés ensuite à la coordination de mission.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Entre 1867 et 2000 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
En tant que salarié
Les ONG rencontrent parfois des difficultés à pourvoir les postes de chef de mission, qui exigent de nombreuses compétences. Elles sont donc nombreuses à proposer des contrats salariés. L’objectif est de fidéliser des expatriés ayant une bonne expérience du terrain, de préférence en interne. Le volume de postes est cependant réduit et la sélection rigoureuse.
Rejoindre le siège de l’ONG
Les missions, de 1 à 2 ans en moyenne, peuvent s’enchaîner. Avec une solide expérience, certains humanitaires obtiennent un poste au siège, tout en conservant la possibilité de retourner sur le terrain. Quelques-uns sont recrutés par les organisations internationales (Croix-Rouge, Unicef…). Se reconvertir
Autre possibilité : la réinsertion dans la vie active en France. La direction d’une mission humanitaire est une expérience très enrichissante. Elle permet d’acquérir des compétences pouvant être transférées dans un emploi plus traditionnel. Cependant, la reconversion est plus difficile au-delà de 4 à 5 ans d’expatriation.
Voir les formations possibles
Bac + 3
- Bachelor en sciences du management - diplôme d'enseignement supérieur en management
- BUT spécialité management de la logistique et des transports parcours mobilité et supply chain connectées
- BUT spécialité management de la logistique et des transports parcours mobilité et supply chain durables
- Licence pro mention management des processus logistiques
Bac + 5
Autres formations
- Diplôme d'études supérieures en tech et management - programme TEMA
- EM Normandie programme grande école
- Manager de la logistique
- Manager des opérations logistiques internationales
- Manager des organisations et processus logistiques
- MSc Supply Chain Management (EM Normandie)
- Responsable en logistique
- Responsable logistique
- Responsable opérationnel de la chaîne logistique
- Titre professionnel technicien en logistique d'entreposage