Retour

Métier

Conducteur d'engins de travaux publics

Niveau CAP ou équivalent

Parmi les principaux acteurs d'une chantier, la conductrice ou le conducteur d'engins de travaux publics pilote les engins les plus divers : niveleuse, pelle hydraulique, chargeuse, grue ou bien pelleteuse. Ils sont utilisés pour la réalisation d'un chantier (terrassement, nivellement, manutention des charges, chargement des engins de transport des matériaux).

Descriptif

Indispensable sur les grands chantiers, le conducteur ou la conductrice d’engins de travaux publics manie pelles mécaniques, bulldozers, chargeuses, niveleuses, décapeuses, etc. De plus en plus perfectionnés et puissants, sur roues ou sur chenilles, ces engins permettent de préparer le terrain, en déplaçant de grosses quantités de terre, de pierres ou de gravats. Maîtriser de telles machines demande de bons réflexes, du sang-froid et une attention de tous les instants. Il faut savoir apprécier les distances et les reliefs. Il ne suffit pas de savoir conduire : il faut aussi être capable de détecter une anomalie et d’effectuer un dépannage simple. Sur de gros chantiers, le conducteur ou la conductrice fait preuve de polyvalence ou bien se spécialise dans la conduite d’un type d’engins comme le plus impressionnant d’entre eux : le tunnelier, qui permet de percer une colline, de creuser en sous-sol. Très recherchés les conducteurs et conductrices peuvent, après plusieurs années, devenir chefs ou cheffes d’équipe, voire de chantier.

Durée des études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP conducteur d’engins : travaux publics et carrières.

Après 2 ans d’expérience professionnelle au minimum, 2 ans pour préparer le BP conducteur d’engins : travaux publics et carrières.

3 ans pour le bac professionnel travaux publics.

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2130 euros brut par mois, hors primes

Intégrer le marché du travail

Une forte demande

L’activité s’exerce sur les chantiers, pour le compte de PME (petites et moyennes entreprises) ou de grands groupes. Ces derniers possèdent un important parc d’engins de travaux, toujours plus perfectionnés. On compte en France 8 000 entreprises de travaux publics qui ont recruté 5 650 conducteurs et conductrices d’engins en 2021. Certaines entreprises forment elles-mêmes leurs spécialistes de la conduite, notamment grâce à l’alternance.

Polyvalence ou spécialisation

Il est possible de se spécialiser en conduite sur un type de machine. Par exemple, un tunnelier, un engin particulièrement sophistiqué permettant de percer une colline ou de creuser en sous-sol, lors de la réalisation d’un métro. La spécialisation peut aussi porter sur de nouvelles techniques de conduite, comme le laser, ou consister à approfondir un ou plusieurs types de travaux (travaux souterrains ou maritimes, enrochements, etc.). À l’inverse, un conducteur ou une conductrice peut chercher la polyvalence en se formant sur de nouveaux engins.

Encadrement

Avec de l’expérience, il est envisageable de devenir chef ou cheffe d’équipe et superviser le travail, voire chef ou cheffe de chantier. En développant ses compétences en mécanique, il est aussi possible de devenir mécanicien ou mécanicienne.

Voir les métiers associés

Voir les formations possibles

Le métier en Normandie

Type de contrat

  • Autres : 0.7
  • Intérim : 9
  • CDD : 3.4
  • CDI : 86.9

Temps de travail

Temps plein : 99 % / 100

Salaire

8 salariés sur 10 ont un salaire compris entre
1 700 €  –  2 700 €

Âge médian

41 ans

Part des jeunes

9 % / 100

Part des seniors

25 % / 100