Contrôleur de performances
Une appellation, deux professions : le contrôleur laitier et le contrôleur de croissance. Tandis que le premier analyse la qualité du lait, le second surveille la prise de poids du bétail destiné à la boucherie. Un appui technique indispensable pour les éleveurs.
Descriptif
Pour bien produire, les éleveurs ont besoin d’appuis techniques. Ils peuvent alors faire appel au contrôleur de performances. Spécialisé dans le contrôle laitier, il renseigne les éleveurs de vaches laitières, de brebis et de chèvres sur la valeur nutritive du lait produit. Il évalue la production laitière et analyse régulièrement la composition du lait. Il traite les données recueillies sur ordinateur, puis informe l’exploitant sur les moyens d’accroître la productivité et la rentabilité de ses élevages. Un rôle de conseil qui demande des qualités relationnelles. Spécialisé dans le contrôle de croissance, il vérifie la prise de poids des animaux destinés à la boucherie. Il effectue 2 ou 3 pesées par an. Le « pointage » fait également partie de ses activités : il prend les mensurations de l’animal afin de définir sa conformation anatomique.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour préparer un BTSA métiers de l’élevage : développement, production, conseil, éventuellement complété par le CS (certificat de spécialisation) technicien-conseil en production laitière ou une licence professionnelle spécialisée dans les métiers de l’élevage (1 an).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1900 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des postes au compte-gouttes
Le contrôle de performance représente de petits effectifs. Sur 5 500 salariés du secteur agricole, on totalise 1 500 contrôleurs de performance (dont 230 contrôleurs de croissance). Certaines régions embauchent plus que d’autres. Par exemple, l’ouest de la France, où les élevages de bovins sont très importants. À elles seules, les régions Normandie, Bretagne et Pays de la Loire totalisent la moitié des effectifs salariés du contrôle laitier.
Vers une spécialisation
Si les perspectives de carrière sont plutôt limitées, quelques années d’expérience permettent de se spécialiser dans le conseil en élevage. Par exemple, en nutrition ou en reproduction animales.