Contrôleur technique automobile
Pneus, freins, suspensions, échappement... le contrôleur technique ausculte les véhicules automobiles sous tous les angles. Objectif : pointer les dysfonctionnements par rapport à la réglementation, et conseiller les conducteurs sur les réparations à effectuer.
Descriptif
Pneus, freins, suspensions, échappement, direction : le contrôleur technique ausculte les véhicules automobiles sous tous les angles. Un vrai bilan de santé pour vérifier leur conformité à la réglementation. Pour cela, il effectue, sans démontage, plus d’une centaine de contrôles à l’aide d’appareils de mesure : analyseur de gaz et de fumées, banc de freinage, régloscope, banc de suspension, etc.
Ce technicien ne répare jamais. En revanche, si des problèmes mécaniques sont détectés, il doit en découvrir la cause. Une fois les tests effectués, le contrôleur technique établit un bilan écrit de son intervention, un procès-verbal et une facture. Puis il détaille au conducteur les anomalies constatées, et lui explique ce qu’il doit faire réparer, quelles sont les pièces à changer et pourquoi.
Le contrôleur exerce dans un centre agréé indépendant ou associé à un réseau. Le métier demande une grande attention et de solides connaissances techniques pour s’adapter à la diversité des véhicules et à l’évolution des réglementations.
Durée des études
Après la 3e
La profession de contrôleur technique est très réglementée. Elle exige l’obtention d’un agrément préfectoral qui n’est délivré qu’à des personnes ayant un diplôme et/ou de l’expérience dans la réparation automobile. On peut commencer par préparer, un bac professionnel ou un BTS dans les domaines de la mécanique, de l’électricité, de l’électronique ou de la carrosserie automobile. Il faut ensuite suivre un stage de formation au contrôle, dont la durée varie selon le niveau initial.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Une profession récente
Le métier existe depuis 1992, date de l’instauration du contrôle technique obligatoire. Ce dernier concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes pesant moins de 3,5 tonnes et » âgés » de 4 ans et plus.
5 200 centres agréés
On compte environ 10 000 contrôleurs techniques automobiles en France, répartis dans environ 5 200 centres agréés, indépendants ou affiliés à un réseau national. Environ 500 postes sont à pourvoir chaque année. Le secteur attire de nombreux jeunes. Ce métier offre aussi une reconversion à des réparateurs automobiles.
S’installer à son compte
Un contrôleur salarié peut devenir chef d’équipe, voire chef de centre. Autre possibilité : s’installer à son compte. Il faut alors prévoir un investissement minimal conséquent pour l’achat du local et du matériel. Attention, un contrôleur technique ne peut en aucun cas exercer en parallèle une activité de réparateur.