Cordiste
Spécialiste des travaux en hauteur ou difficiles d'accès, le ou la cordiste s'équipe de cordes, d'un harnais et d'un casque. Par exemple, pour participer à la construction d'un viaduc, nettoyer les vitres d'un immeuble, restaurer un clocher... Sa compétence technique et ses qualités d'endurance sont recherchées.
Descriptif
Inspection d’un ouvrage d’art (viaduc ou barrage), pose d’un paratonnerre sur le clocher d’une église, habillage de la façade d’un immeuble de grande hauteur, reprise de maçonnerie sur un château d’eau… L’activité est variée. Mais elle associe toujours un savoir-faire technique et la capacité à se déplacer sur cordes. En somme, il s’agit d’un métier à double compétence que l’on peut combiner au choix : maçonnerie et escalade, peinture et escalade, entretien et escalade, maintenance et escalade… Des qualités comme la précision, la concentration, l’endurance et la prudence sont indispensables pour réaliser un travail qualifié à des dizaines de mètres au-dessus du sol. Que le ou la cordiste intervienne pour le bâtiment et les travaux publics, l’industrie ou l’événementiel, il lui faut s’affranchir du vertige… avec une vue imprenable en prime.
Durée des études
Après la 3e
Il est vivement conseillé d’obtenir d’abord un diplôme du secteur du bâtiment et des travaux publics (CAP, bac professionnel), puis une spécialisation de cordiste : CQP (certificat de qualification professionnelle) de cordiste complété éventuellement par un CQP de technicien cordiste ou de technicien protection risques naturels.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Entre 1950 et 2000 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Secteurs professionnels divers
Dès que le travail à réaliser se trouve en hauteur ou dans une zone difficile d’accès, les compétences des cordistes deviennent indispensables. D’autant plus qu’ils possèdent aussi des qualifications pour exercer dans des domaines très variés : le BTP (bâtiment et travaux publics) pour l’inspection et les contrôles d’ouvrages d’art, etc., mais aussi l’industrie (maintenance des éoliennes, entretien d’usines, travail en silos, etc.), la rénovation et la restauration de monuments historiques, le milieu de l’événementiel et du spectacle (installation de chapiteaux, d’éclairage etc.).
Une demande soutenue
Les cordistes sont très demandés. Le chiffre d’affaires des entreprises spécialisées dans les travaux en hauteur est en hausse constante. Pour la France, leur syndicat professionnel a recensé plus de 650 entreprises ayant pour activité principale les travaux sur cordes en 2020 (+7% depuis 2016). Parmi elles, des entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics), des entreprises individuelles ou artisanales auxquelles s’ajoutent une soixantaine d’enseignes de travail temporaire spécialisées. Le nombre de cordistes permanents est estimé à plus de 4 600 salariés et à environ 11 000 cordistes exercent comme intérimaires réguliers.