Danseur
Arabesque, saut, spin... Les pas de danse varient autant que les genres. En danse classique comme en hip-hop, la danseuse ou le danseur allie expression artistique et performance physique. Son quotidien : échauffements, auditions et représentations.
Descriptif
Danse classique, contemporaine, orientale, jazz, hip-hop… autant de styles et de techniques pour la danseuse ou le danseur. Discipline à la fois artistique et sportive de haut niveau, la danse nécessite de démarrer tôt et de s’entraîner très régulièrement. Le métier se vit comme une passion, un mode de vie, un art, où la sensation d’avoir quelque chose à transmettre prime sur la performance. Mais la technique n’est pas à négliger. Danser demande du talent, certes, mais aussi beaucoup de travail, de discipline et de persévérance. Le corps est soumis à rude épreuve, de même que le mental. Les danseurs enchaînent échauffements, auditions, répétitions et représentations dans un esprit de compétition.
La carrière des danseurs est intense et courte : ils se reconvertissent vers 40 ans, par exemple dans enseignement, la chorégraphie ou l’administration de spectacle.
Durée des études
Après la 3e
La danse s’apprend en conservatoire dès l’âge de 6 ans, et parallèlement à la scolarité. Les meilleurs intégreront l’école de danse de l’Opéra de Paris, les conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon, etc. La durée de formation est variable selon le parcours et se poursuit tout au long de la carrière.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois, pour les titulaires du DE de professeur de danse. Dans le secteur public, il faut compter 61.05 euros pour 3 heures de répétition et 159.56 par cachet (sachant qu’une représentation peut valoir plusieurs cachets). Dans les établissements privés, il est prévu un minimum de 46.60 euros pour 3 heures de répétition (93.22 en tournée) et 142.55 euros par cachet.
Intégrer le marché du travail
Se faire connaître
Les débutants trouvent du travail en se présentant aux auditions, d’autres investissent la rue (danses urbaines). Pour réussir, il faut multiplier les contacts et se constituer un carnet d’adresses. Les concours permettent aussi de se démarquer.
Peu d’emplois stables
Le nombre de spectacles de danse et de danseurs a augmenté, comme les grandes compagnies (ballets de Bordeaux, du Capitole, de Marseille, du Rhin, de Nice, de Lorraine, de Monaco, de Biarritz…). Mais la concurrence est rude. La plupart des danseurs sont intermittents du spectacle : en dehors de l’enseignement et des structures publiques, très peu offrent un emploi permanent. Pour assurer un salaire décent, nombre de danseurs exercent un travail d’appoint.
Préparer sa reconversion
Une carrière se construit en intégrant des compagnies de plus en plus importantes et en interprétant plus de solos notamment. Mais, aux alentours de 40 ans, les danseurs pensent à « raccrocher les chaussons » car leur corps supporte moins bien le rythme intensif des entraînements quotidiens. Il est alors temps de se tourner vers d’autres activités moins exigeantes, comme la chorégraphie ou l’enseignement. D’autres prennent la direction d’une école de danse ou exercent des fonctions administratives.