Horloger
Montres, réveils, pendules... l'horloger ou l'horlogère fabrique, répare ou vend tout type d'appareils mesurant le temps. Une activité de haute précision, relancée par les nouveaux matériaux et les technologies de pointe. Habileté, logique et patience sont de rigueur.
Descriptif
Maîtres du temps et des mécanismes, le technicien ou la technicienne en horlogerie et l’horloger ou l’horlogère conjuguent leurs savoir-faire au service des montres et des horloges, anciennes comme contemporaines. À partir d’un mouvement à entretenir, réparer ou restaurer, ils démontent, observent et analysent chaque composant afin d’en comprendre l’architecture et de déceler la moindre défaillance. Le technicien ou la technicienne en horlogerie assure l’entretien courant et la remise en état des mécanismes. Nettoyage, remplacement de pièces usées, lubrification, ajustage et réglage rythment son intervention. Il ou elle applique des procédures précises et veille au respect des normes de qualité, que ce soit en atelier spécialisé, en service après-vente ou au sein de l’industrie horlogère. Il ou elle participe également au montage et au contrôle de montres neuves. Son objectif : garantir la fiabilité et la précision du garde-temps. L’horloger ou l’horlogère, de son côté, approfondit la démarche lorsqu’une restauration complexe s’impose. Il ou elle peut fabriquer des pièces sur mesure, en respectant les matériaux, les styles et l’esprit d’origine. Son travail vise à préserver l’authenticité et la valeur de l’objet tout en lui redonnant son exactitude. Métier de tradition et de haute technicité, l’horlogerie exige rigueur, patience, dextérité et une solide formation en mécanique de précision, alliées à une attention constante aux évolutions technologiques.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP horlogerie ou 3 ans pour préparer un BNMA horlogerie (ex BMA) ; titre professionnel horloger.
Après le bac
CQP technicien d’atelier en horlogerie ; CQP horloger qualifié ; 3 ans pour le DN MADE mention objet ou instrument (spécialité horlogerie), 3 ans après un bac + 2 pour le diplôme d’ingénieur en micromécaniques de l’école Supmicrotech.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois, brut mensuel, selon la grille des salaires minima conventionnés
Intégrer le marché du travail
Un secteur porteur
Avec des postes d’horloger-réparateur qui se libèrent chaque année, les besoins du secteur se maintiennent. Ce sont surtout les services après-vente des marques et les stations techniques de réparation qui offrent des débouchés. Les emplois se situent en majorité en régions parisienne et lyonnaise, dans l’Est de la France et en Suisse. Une certaine mobilité s’avère donc nécessaire.
Côté tradition et luxe
Si la montre à quartz a remplacé la belle mécanique, la montre traditionnelle de luxe connaît un regain d’intérêt. Le commerce de la montre dépend du marché mondial : le haut de gamme offre des débouchés, le créneau des produits de luxe est stable.
De possibles spécialisations
Dans l’artisanat, l’horloger peut se spécialiser dans la fabrication et la restauration de « gros volumes » : réveils, carillons, pendules, régulateurs, horloges d’édifice… Ou encore vers la restauration de montres de collection (réparation ou réfection des pièces, de la boîte, du cadran ou des aiguilles). Quant au technicien spécialisé en microtechniques, il intéresse les secteurs de l’armement, de la construction aéronautique et de la fabrication de matériel médical.