Infirmier humanitaire
Organiser les soins, mener une campagne de vaccinations, gérer un centre de nutrition ou former des soignants locaux... l'infirmier humanitaire assume différentes fonctions selon le programme auquel il participe.
Descriptif
L’infirmier humanitaire a plusieurs cordes à son arc mais, avant toute chose, il doit posséder une résistance à toute épreuve. Pays, types d’intervention… aucune mission ne ressemble à une autre. Qu’il exerce dans un camp de réfugiés, un centre de nutrition ou un hôpital local, l’infirmier humanitaire doit faire preuve d’une grande adaptabilité. D’autant qu’il travaille dans des situations compliquées : guerre, famine ou catastrophe naturelle. Organisé, il sait planifier une campagne de vaccinations ou gérer un stock de médicaments. Il joue aussi un rôle important de superviseur et de formateur. Lorsqu’il est en mission, ce n’est donc pas forcément sa tâche première d’être auprès des patients, et son quotidien est très différent de ce que fait un infirmier dans un contexte ordinaire. Les soins sont alors assurés par le personnel soignant local. Son but : qu’il soit autonome au moment où l’équipe repartira. Les ONG (organisations non gouvernementales) sont friandes des compétences paramédicales des infirmiers. Elles recrutent des professionnels ayant au moins 2 ans d’expérience.
Durée des études
Après le bac
Bac + 3 : DE (diplôme d’État) infirmier.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
De 100 à 800 euros d’indemnités pour les volontaires de solidarité internationale, hors prise en charge du transport, du logement et de la nourriture, auxquels s’ajoute une indemnité supplémentaire liée à l’affectation à l’étranger, variable selon les pays
Intégrer le marché du travail
Surtout des volontaires
La plupart des ONG (organisations non gouvernementales) recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire de la solidarité internationale. Dans ce cadre, ceux-ci touchent une indemnité mensuelle et bénéficient de la prise en charge du transport, de l’hébergement et des frais de vie sur place, ainsi que d’une couverture sociale.
Médecins sans frontières
Les personnels paramédicaux ont des compétences très recherchées par les ONG. Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, laborantins, puériculteurs et, par extension, sages-femmes représentent environ 7 % des volontaires en mission.
Gérer sa carrière
Les missions durent en moyenne de 6 à 12 mois. Le volontariat paramédical s’insère relativement facilement dans la continuité d’une carrière. Certains infirmiers alternent périodes d’intérim en France et missions sur le terrain. Les infirmiers hospitaliers peuvent demander des périodes de disponibilité. Avec de l’expérience, on peut accéder à des fonctions de coordination de missions. Autres possibilités : suivre une formation complémentaire pour devenir puériculteur, infirmier-anesthésiste…
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Autres formations
- Diplôme d'État d'infirmier
- Diplôme d'État infirmier en pratique avancée mention oncologie et hémato-oncologie
- Diplôme d'État infirmier en pratique avancée mention pathologies chroniques stabilisées, prévention et polypathologies courantes en soins primaires
- Diplôme d'État infirmier en pratique avancée mention psychiatrie et santé mentale