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Ingénieur radioprotection

Niveau bac + 5

Spécialiste de la prévention des risques dans le domaine de la radioactivité, l'ingénieur ou l'ingénieure radioprotection a un rôle-clé dans l'industrie nucléaire qui a encore de beaux jours devant elle.

Descriptif

En charge de la sécurité dans les centrales nucléaires, l’ingénieur ou l’ingénieure radioprotection conçoit la politique de prévention du site. En ingénierie, il ou elle doit adapter et améliorer les moyens et outils de mesure et de prévention. Il ou elle analyse les postes de travail présentant un risque d’exposition aux rayonnements, détermine et choisit le matériel adapté, puis fait réaliser des mesures de rayonnement. En cas d’incident, il ou elle réagit immédiatement en proposant des solutions adaptées pour éviter toute contamination. L’ingénieur ou l’ingénieure radioprotection s’assure aussi bien de la protection des hommes que de celle de l’environnement, et réfléchit à la manière de minimiser les risques de radiations. C’est ainsi qu’il ou elle peut être amené à concevoir des outils, comme un robot, pour éviter d’exposer un homme lors d’une opération de maintenance. En relation avec tous les services de l’entreprise, il ou elle informe, communique et rassure. Son travail se fait en équipe, notamment avec des techniciens chargés des mesures sur le terrain.

Durée des études

Après le bac

5 ans d’études pour préparer un diplôme d’ingénieur spécialisé en génie nucléaire, génie atomique, radioprotection… ou un master ingénierie nucléaire ; risques et environnement, mesures physiques…

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3070 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Un secteur porteur

La filière nucléaire compte 220 000 salariés en France. EDF exploite les centrales nucléaires françaises (58 réacteurs sur 19 sites). L’export, les nombreux départs à la retraite, la modernisation ou la déconstruction de certains sites génèrent des recrutements de techniciens et d’ingénieurs. Les emplois d’ingénieurs radioprotection se trouvent dans les grands groupes : EDF mais aussi Framatome, Engie, Orano (ex-Areva), dans les bureaux d’études et d’ingénierie ou dans les PME (petites et moyennes entreprises) spécialisées.

Quelques employeurs institutionnels

Autres employeurs potentiels : le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui réalise des études de prévention du risque radiologique, ou l’ASN (Autorité de sécurité nucléaire) qui assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire. L’ASN recrute notamment des inspecteurs radioprotection chargés de la surveillance des activités nucléaires des domaines médical (hôpitaux, cabinets de radiologie, etc.) et industriel (gammagraphie, etc.).

Des emplois à l’international

Le réchauffement climatique et la fin prévue des énergies fossiles poussent un certain nombre de pays à se tourner vers le développement de l’énergie nucléaire. Certains font appel aux spécialistes français pour les aider dans leur démarche. Autant d’opportunités à saisir pour les ingénieurs.

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Le métier en Normandie

Type de contrat

Temps de travail

Salaire

8 salariés sur 10 ont un salaire compris entre
2 400 €  –  4 200 €

Âge médian

41 ans

Part des jeunes

Part des seniors