Juge des contentieux de la protection
Travaux mal exécutés, loyers impayés, surendettement... Le ou la juge des contentieux de la protection (ex-juge d'instance) juge les litiges du quotidien. Si cette profession attire de nombreux candidats, elle reste difficile d'accès.
Descriptif
Surendettement, loyers impayés, travaux mal exécutés… le ou la juge des contentieux de la protection (ex-juge d’instance) est spécialiste des litiges du quotidien. Lui incombe aussi la fonction de juge des tutelles des personnes majeures vulnérables ou incapables de gérer seules les actes de la vie courante. Au sein d’un tribunal judiciaire ou de proximité, il ou elle prononce son verdict après avoir étudié le dossier et entendu les arguments des accusés et des accusateurs dans un débat contradictoire. Il lui revient de fixer les sanctions et les peines, d’ordonner les dommages et intérêts. Un poste pour qui apprécie les missions variées et l’autonomie. Au cours de sa carrière, le ou la juge des contentieux de la protection peut changer régulièrement de lieu d’exercice et de fonction et devenir juge des enfants, juge d’instruction, juge aux affaires familiales, etc.
Durée des études
Après le bac
4 ans pour préparer un M1 en droit ou un diplôme d’IEP (institut d’études politiques), réussir le concours de l’ENM (École nationale de la magistrature) de Bordeaux, et y suivre une formation de 31 mois.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3000 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Différentes fonctions
Une fois diplômés, les jeunes magistrats sont affectés à un poste selon leur choix et leur rang de classement. Au cours de leur carrière, ils peuvent changer de spécialisation, de manière à évoluer professionnellement. En effet, le métier de magistrat regroupe une grande diversité de fonctions et choisir l’une d’elles n’est pas définitif. Après quelques années d’exercice en tant que juge des contentieux de la protection, il est possible, par exemple, de s’orienter vers la fonction de juge aux affaires familiales, juge des enfants ou encore juge d’instruction.
Évoluer grâce à l’ancienneté
Pour atteindre le premier grade (vice-présidence d’un tribunal judiciaire), un magistrat ou une magistrate doit figurer au tableau d’avancement, sur décision de sa hiérarchie, et justifier de 7 années d’ancienneté. La consécration d’une carrière : accéder aux postes classés hors hiérarchie, comme par exemple : premier président d’une Cour d’appel.