Juge des enfants
Retirer un enfant à sa famille, envoyer un adolescent en prison... la ou le juge des enfants assume de lourdes responsabilités. Dans cette fonction, écoute et force de caractère sont indispensables.
Descriptif
Qu’il s’agisse de protéger ou de condamner les mineurs, le ou la juge des enfants doit prendre la décision qui s’impose. Il ou elle protège les mineurs victimes de mauvais traitements ou ceux dont les parents sont trop souvent absents, par exemple en les plaçant provisoirement dans un établissement spécialisé ou dans une famille d’accueil. Le ou la juge des enfants intervient également lorsqu’un mineur a commis une infraction (vol, racket, dégradation ou autre). Il ou elle peut alors le mettre en examen, instruire puis juger l’affaire. Pour prendre ses décisions, le ou la juge des enfants s’appuie toujours sur l’avis de nombreux professionnels : personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, assistants de service social, éducateurs, psychologues, etc. En contact avec des mineurs, ce magistrat ou cette magistrate doit posséder de grandes qualités d’écoute et de compréhension.
Durée des études
Après le bac
4 ans pour préparer un M1 en droit ou un diplôme d’IEP (institut d’études politiques), réussir le concours de l’ENM (École nationale de la magistrature) de Bordeaux, et y suivre une formation de 31 mois.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3000 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Différentes fonctions
Au cours de sa carrière, le ou la juge des enfants peut changer de spécialisation, de manière à évoluer plus rapidement. En effet, le métier de magistrat regroupe une grande diversité de fonctions et choisir l’une d’elles n’est pas définitif. Après quelques années d’exercice en tant que juge des enfants, il ou elle pourra, par exemple, prendre les fonctions de juge aux affaires familiales, de juge des contentieux de la protection ou encore de juge d’instruction. Néanmoins, passer de la magistrature du siège à la magistrature du parquet (substitut du procureur ou de la procureure de la République), dépendant du ministère, est moins fréquent.
Évoluer grâce à l’ancienneté
Pour atteindre le premier grade (vice-présidence d’un tribunal judiciaire), un magistrat ou une magistrate doit figurer au tableau d’avancement, sur décision de sa hiérarchie, et justifier de sept années d’ancienneté. La consécration d’une carrière : accéder aux postes classés hors hiérarchie, par exemple : première présidente d’une Cour d’appel, procureur de la République d’un tribunal de grande instance, procureure générale (Cour d’appel ou Cour de cassation…).