Maroquinier
Le maroquinier travaille le cuir et les matériaux souples pour la fabrication de sacs, gants, ceintures, portefeuilles... . Entre tradition et modernité, il perpétue un savoir-faire ancestral tout en adaptant ses modèles aux évolutions de la mode.
Descriptif
Spécialiste du cuir, le maroquinier fabrique sacs à main, valises, porte-monnaie, ceintures, etc. Il en définit la forme, choisit le matériau et la couleur, puis réalise le prototype (modèle). Les morceaux de cuir, préalablement préparés, sont coupés à la main ou à l’emporte-pièce. Il faut tenir compte des nuances de qualité du cuir : prévoir le plus beau pour l’extérieur, celui qui a des petits défauts pour l’intérieur. Les pièces sont disposées de manière à avoir le moins de chutes possible. Vient ensuite l’assemblage des morceaux et la finition. Lorsqu’il est installé comme artisan, le maroquinier intervient de la création du modèle à la finition. Dans l’industrie, très porteuses grâce aux entreprises du luxe qui recrutent et sous-traient, il se spécialise : modéliste, coupeur, piqueur-monteur en maroquinerie. Il peut aussi travailler d’autres matériaux souples comme le skaï, le textile, etc.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP maroquinerie ; cordonnier bottier ; sellerie générale ou sellier harnacheur. 3 ans pour le bac professionnel métiers du cuir, options maroquinerie ; sellerie garnissage.
Après le bac
2 ans pour obtenir le BTS métiers de la mode-chaussure et maroquinerie.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Un secteur qui recrute
Sur les 442 entreprises de maroquineries recensées en France en 2019, 90 % sont des PME (petites et moyennes entreprises) employant moins de 50 personnes, mais 33 grands groupes emploient plus de 200 salariés (Delsey, Hermès, Longchamp, Le Tanneur…) On compte également 1 700 artisans. Le secteur a le vent en poupe et le savoir-faire français est reconnu à l’étranger, tiré par l’industrie du luxe et les grands noms (Vuitton, Hermès, Lancel, etc.) qui recrutent et sous-traitent également beaucoup à des ateliers plus modestes. Les ventes de sacs à main constituent près de la moitié des réalisations.
Des techniciens recherchés
Les professionnels qualifiés, au moins titulaires du bac professionnel, trouvent facilement un emploi. Les entreprises ont besoin de techniciens expérimentés, détenteurs d’un savoir-faire traditionnel. Les grandes entreprises recrutent également des ouvriers qu’elles forment en interne. Il est ensuite possible d’évoluer vers l’encadrement.
Avide de nouveautés
Le poste de prototypiste a le vent en poupe. Présent chez les sous-traitants des grandes maisons, ce professionnel apporte sans cesse des améliorations aux procédés de fabrication et participe à l’optimisation des coûts : temps de production, coût des matières premières…