Orfèvre
À partir d’une commande ou d’un dessin, l’orfèvre façonne l’argent ou le vermeil pour créer, restaurer ou transformer objets décoratifs ou utilitaires. À l’aide de techniques spécifiques, il ou elle réalise des pièces solides et esthétiques.
Descriptif
Façonner l’argent ou le vermeil pour leur donner forme, tel est le quotidien de l’orfèvre. Spécialiste du travail du métal au geste sûr, il ou elle crée, restaure ou transforme des objets précieux : pièces décoratives, objets religieux ou arts de la table (timbales, couverts…). À partir d’un dessin, d’un modèle ancien ou d’une commande sur mesure, son artisanat d’art met en œuvre des techniques exigeantes comme le martelage, la ciselure, le tournage ou la soudure. Chaque étape demande une grande précision et une parfaite maîtrise des outils traditionnels (enclume, marteau, chalumeau…) comme des machines modernes. Proportions, finitions et décors sont travaillés avec minutie afin d’obtenir un résultat à la fois solide et esthétique. Restaurateur ou restauratrice ayant le sens du détail, l’orfèvre peut aussi intervenir sur des pièces anciennes, pour les nettoyer, les consolider ou les reconstituer dans le respect des styles et des techniques d’origine. Au sein d’un petit atelier, l’orfèvre prend en charge la fabrication d’un objet de A à Z, tandis que dans une manufacture, la spécialisation est souvent de mise : il existe plusieurs types de postes, comme orfèvre-planeurs, monteurs en orfèvrerie, tourneur-repousseurs. Entre tradition et innovation, ce métier exigeant perpétue un savoir-faire rare, transmis au fil du temps et destiné à traverser les générations.
Durée des études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP orfèvre (option A : monteur en orfèvrerie, option B : tourneur- repousseur, option C : polisseur- aviveur ; option D : planeur) ; 2 ans supplémentaire pour le BMA orfèvrerie option monture-tournure ou option gravure-ciselure.
Après le bac
3 ans pour préparer un DN MADE matériaux ou ornement
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1868 euros brut par mois, brut mensuel, selon la grille des salaires minima conventionnés
Intégrer le marché du travail
Expérience indispensable
Longtemps transmise de père en fils, l’orfèvrerie s’ouvre aujourd’hui à d’autres profils, mais ceux et celles qui n’héritent pas d’une tradition ou d’une entreprise familiale doivent se faire une place sur le marché ou commencer en travaillant dans une manufacture déjà existante. Des années d’expérience sont en effet nécessaires pour pouvoir créer ou reprendre une entreprise.
Un marché en baisse
En France, les orfèvres sont de plus en plus rares. La consommation de pièces d’orfèvrerie en métaux précieux est en baisse et désormais principalement réservée à l’hôtellerie et à la restauration de luxe. La restauration de pièces d’orfèvrerie semble être ce qui offre le plus de débouchés.
Un savoir-faire qui s’exporte
Le savoir-faire français en orfèvrerie reste néanmoins très renommé. Les principaux clients sont les États-Unis, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Royaume-Uni.