Métier
Restaurateur d'oeuvres d'art
Des tableaux aux couleurs assombries par le temps, une sculpture ternie par la pollution, une jarre brisée, un meuble endommagé... Le restaurateur d'oeuvres d'art est là pour donner une seconde jeunesse à tous ces objets.
Descriptif
Dorure sur bois, ferronnerie d’art, ébénisterie, art de la céramique ou du bronze : autant de spécialités peu connues et pourtant gratifiantes utilisées par le restaurateur d’oeuvres d’art. Sa mission : redonner vie à des tableaux, des meubles ou des tapisseries abîmés, vieillis ou ternis. En faisant un diagnostic de leur état et en appliquant différents traitements, il leur rend leur aspect initial, tout en respectant leur intégrité physique, esthétique et historique.
Historien, scientifique et artisan : le restaurateur d’art est tout à la fois. Indépendant, salarié ou fonctionnaire, il travaille pour le compte des musées, des antiquaires, des collectivités territoriales ou encore des particuliers.
Durée des études
Après la 3e
3 ans pour le bac pro Arts et métiers de la pierre. Après 2 ans d’expérience professionnelle au minimum, 2 ans complémentaires pour le BP tailleur de pierre des monuments historiques, ; À noter : ce niveau d’études peut permettre d’intervenir sur des oeuvres où des parties ou fragments sont à refaire et sous la conduite d’un chef d’équipe.
Après le bac
3 ans pour le DN MADE mention patrimoine pour travailler pour une clientèle privée ou au sein d’équipes sous la responsabilité d’un chef d’équipe dans le domaine public; 5 ans pour suivre l’une des 4 formations reconnues pour travailler sur les collections des Musées de France : le diplôme de restauration du patrimoine de l’Institut national du patrimoine (sur concours post-bac), le master conservation-restauration des biens culturels de l’université Paris 1, le DNSEP des Beaux-arts de Tours ou d’Avignon.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Variable en fonction des commandes pour les restaurateurs indépendants
A partir de 1944 euros brut par mois, grille indiciaire d’Etat du chef de travaux d’art (échelon 1 de la grille)
Intégrer le marché du travail
Indépendant
La majorité des restaurateurs montent leur propre entreprise. Lorsqu’ils travaillent (seuls ou en association) dans un atelier indépendant en tant qu’artisans, ils démarchent leur clientèle, répondent à des appels d’offres, établissent des devis, tiennent une comptabilité…
Salarié ou fonctionnaire
Environ 10 % des restaurateurs sont salariés d’une entreprise privée ou d’une association. Certaines d’entre elles appartiennent à un réseau national d’ateliers et de laboratoires des Musées de France. Quelques fonctionnaires sont recrutés par concours et attachés à un établissement public (Bibliothèque nationale, Archives…). Le restaurateur fonctionnaire affecté dans un grand établissement culturel, travaille en équipe, sur la durée, et autour d’une collection qu’il apprend peu à peu à connaître.
Besoins en peinture et sculpture
Parmi la quinzaine de spécialités recensées, ce sont la peinture et la sculpture qui répondent au plus grand nombre de commandes de restauration. Les spécialistes en peinture représentent 50 % des inscrits à la Fédération française des conservateurs-restaurateurs, les spécialistes en sculpture 24 %. D’autres genres restent néanmoins porteurs : le textile, la céramique, le bois…
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Le métier en Normandie
Type de contrat
- Non salariés : 14.3
- Autres : 10.3
- Intérim : 1.6
- CDD : 8.1
- CDI : 65.7
Temps de travail
Temps plein : 82 % / 100
Salaire
Âge médian
Part des jeunes
13 % / 100
Part des seniors
29 % / 100