Surveillant de centre pénitentiaire
Le surveillant ou la surveillante de centre pénitentiaire doit garder des personnes emprisonnées. C'est une mission de surveillance délicate qui requiert de l'autorité, mais aussi beaucoup de tact et d'humanité.
Descriptif
En contact avec les personnes détenues, le surveillant ou la surveillante de centre pénitentiaire assure la sécurité dans les prisons et les maisons d’arrêt. Lors d’une entrée en détention, à chaque sortie de cellule, mais aussi à l’occasion des visites de la famille, de l’avocat ou des travailleurs sociaux, ce ou cette fonctionnaire effectue systématiquement une fouille. Il ou elle fait l’appel plusieurs fois par jour, organise le service des repas, collecte et distribue le courrier après l’avoir lu. Les mouvements sont nombreux à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire. C’est au gardien ou à la gardienne de prison d’escorter et de surveiller les personnes détenues lors de la promenade, sur le terrain de sport, dans les ateliers de travail ou au parloir. Premier régulateur des tensions internes, le surveillant ou la surveillante est une personne de dialogue. En collaboration avec des partenaires extérieurs, il lui faut pouvoir conduire et coordonner des actions de réinsertion. Rigueur, stabilité et autorité sont indispensables pour exercer ce métier à risques. Pratique de l’autodéfense ou du tir recommandée.
Durée des études
Après le baccalauréat
Concours avec le baccalauréat ou équivalent, puis formation de 8 mois à l’Enap (École nationale d’administration pénitentiaire) située à Agen.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 2190 euros brut par mois, hors primes
Intégrer le marché du travail
Un nombre de postes limité
Le nombre de postes offerts au concours est fixé par le ministère de la Justice et publié chaque année au Journal officiel.
Une progression facilitée
Le statut rénové des surveillants et surveillantes pénitentiaires leur permet d’évoluer plus rapidement vers des fonctions d’encadrement (premier surveillant ou première surveillante, major), puis d’accéder à des postes de commandement (lieutenant ou lieutenante, capitaine, commandant ou commandante pénitentiaires). En ayant atteint au moins le 5e échelon de leur grade, les surveillants et surveillantes peuvent devenir surveillants brigadiers ou surveillantes brigadières. Il s’agit de personnels expérimentés qui ont plus de responsabilités mais qui ne sont pas les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues. Pour atteindre le premier niveau d’encadrement, il faut passer le concours interne de premier surveillant. Les postes de commandement sont accessibles aux surveillants et surveillantes âgés d’au moins 38 ans et justifiant de 12 ans de service dont 5 d’encadrement.
Une diversification du métier
Il est aussi possible de se diversifier et de devenir membre d’une équipe régionale d’intervention et de sécurité ; formateur ou formatrice ou encore d’être en charge des extractions judiciaires.