Métier
Technicien d'analyses biomédicales
À l'hôpital ou en laboratoire privé, ce professionnel de santé effectue les analyses biomédicales permettant de prévenir ou d'identifier une maladie. Un travail sur prescription médicale uniquement, et sous la responsabilité du biologiste.
Descriptif
Le technicien d’analyses biomédicales (parfois appelé laborantin) effectue les analyses qui permettent au médecin d’établir un diagnostic, de préconiser un traitement ou d’éviter un accident d’anesthésie. Travaillant sur prescription médicale, il examine des prélèvements humains (sang, urine, selles, sécrétions génitales, tissus…). Objectif : rechercher dans l’organisme du patient la présence de virus, de bactéries, de mycoses ou de cellules suspectes. D’autres fois, il s’agit de déterminer le taux, dans le sang, de glucose, de cholestérol, d’hormones ou la proportion en globules et plaquettes… Solides connaissances en biologie-chimie exigées. Pour chaque analyse, le technicien prépare les produits, manipule les échantillons à l’aide de pipettes ou utilise des appareils de mesure électroniques. Les résultats connus, il rédige des conclusions chiffrées. Méthode, rigueur et précision sont de mise. Automatisation des procédés oblige, le technicien passe plus de temps devant un écran que sur sa paillasse.
Il exerce surtout dans les laboratoires privés, les instituts de recherche ou les centres de transfusion, le plus souvent avec des horaires réguliers. En revanche, s’il travaille en milieu hospitalier ou médicalisé (c’est là que les possibilités d’évolution et les salaires sont les plus attractifs), il est soumis à des gardes, la nuit, les dimanches et jours fériés.
Durée des études
Après le bac
2 ans pour préparer le BTS biologie médicale ou le DEUST analyse des milieux biologiques de Corte ; 3 ans pour obtenir le BUT génie biologique, ou le DE de technicien de laboratoire médical (accès via Parcoursup ou après une première année universitaire (PASS, LAS, L1 Sciences ….).
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1890 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière
Intégrer le marché du travail
Ralentissement des embauches
Le marché de l’emploi n’est plus aussi favorable que par le passé. Après une longue période de développement, les laboratoires d’analyses médicales et les laboratoires des industries embauchent de moins en moins. Les raisons de cette situation : l’automatisation et l’informatisation accrues des équipements d’analyses biomédicales.
Large champ d’activité
Les techniciens de laboratoire exercent dans de nombreux secteurs du domaine de la santé ou de la recherche. Les structures qui les emploient sont notamment les laboratoires publics de recherche scientifique ou médicale (CNRS, Insern, Inra…), la police technique et scientifique, les industries pharmaceutiques ou les laboratoires privés d’analyses biomédicales.
Évolutions diversifiées
Les évolutions possibles pour le technicien de laboratoire d’analyses sont réelles. En suivant éventuellement des formations ciblées, il peut se tourner vers le contrôle qualité, la maintenance et l’instrumentation biomédicales ou l’hygiène hospitalière. En hôpital, les fonctions de cadre directeur de soins ou de formateur sont accessibles sur concours, après quelques années d’expérience professionnelle.
Voir les formations possibles
Le métier en Normandie
Type de contrat
- Autres : 4.6
- Intérim : 0.6
- CDD : 6.5
- CDI : 88.3
Temps de travail
Temps plein : 79 % / 100
Salaire
Âge médian
Part des jeunes
16 % / 100
Part des seniors
19 % / 100