Volcanologue
Géologue spécialiste de l'étude des volcans en activité, éteints ou sous-marins, le ou la volcanologue passe généralement plus de temps en laboratoire que sur le terrain. Son travail permet de comprendre l'origine et l'évolution de la Terre.
Descriptif
Scientifique de haut niveau, le ou la volcanologue étudie, sur le terrain ou, le plus souvent, depuis son laboratoire, les volcans (terrestres et sous-marins) en activité ou éteints depuis des millénaires. Il ou elle croise de nombreuses données (photos, films, échantillons de roches, mesures…) avec ses éventuelles observations de terrain. L’étude du magma, des roches ou des zones éruptives lui donne des indications sur les origines et l’évolution de la Terre. Ses modélisations sur ordinateur lui permettent également d’anticiper les éruptions et de mettre en place des systèmes de protection efficaces pour la population. Ce métier passion, aux débouchés très restreints, s’exerce souvent à l’étranger, mobilisant une équipe regroupant différents spécialistes.
Durée des études
Après le bac
5 ans pour obtenir un master (en géophysique ; géochimie ; géologie et risques naturels ; géo- ressources, géorisques, géotechniques ; magmas et volcans… ) ou un diplôme d’ingénieur spécialisé en géophysique et géologie, complété éventuellement par un doctorat (3 ans) en sciences avec une spécialisation en volcanologie.
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 2221 euros brut par mois, pour un chargé de recherche géologue-volcanologue ou pour un maître de conférences
A partir de 3308 euros brut par mois, pour un professeur des universités
Intégrer le marché du travail
Très peu de débouchés
Le ou la volcanologue est un chercheur ou une chercheuse en géologie. Les débouchés étant très limités, il est judicieux, lors de ses études, de s’assurer une spécialité secondaire comme la géophysique, par exemple, qui offre un peu plus de possibilités.
Quelques postes en France
La plupart des postes sont situés à l’étranger. Cependant, les 3 volcans actifs français (la Soufrière, la montagne Pelée et le Piton de la Fournaise) sont surveillés à distance par l’IPGP (Institut de physique du globe de Paris), établissement public associé au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) qui emploie plusieurs volcanologues. L’OPGC (Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand) et le laboratoire Géosciences de La Réunion accueillent aussi des chercheurs.
Enseignants-chercheurs
L’enseignement et la recherche fondamentale offrent l’essentiel des débouchés pour les jeunes diplômés.